L'exécutif français exclut une fusion d'opérateurs télécoms

jeudi 16 janvier 2014 17h31
 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français exclut pour l'instant une fusion entre deux opérateurs télécoms, en raison notamment des conséquences négatives sur l'emploi, a déclaré jeudi la ministre à l'Economie numérique, Fleur Pellerin.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a quant à lui évoqué de possibles nouvelles exigences en termes de créations d'emplois et d'investissements pour les opérateurs, lors des voeux à la presse des deux ministres.

Le secteur des télécoms a vu ses revenus et ses marges reculer depuis deux ans, en raison notamment d'une concurrence accrue provoquée par l'arrivée de Free (Iliad) dans le mobile, soulevant des questions sur la viabilité d'un marché à quatre opérateurs.

"Nous avons aujourd'hui un marché à quatre acteurs, nous souhaitons qu'il fonctionne avec ces quatre acteurs dans des conditions qui soient favorables à l'investissement et à l'emploi", a dit Fleur Pellerin.

"Une consolidation entre deux acteurs serait nécessairement synonyme d'un certain nombre de doublons. Qui dit doublon dit casse sociale et ça n'est pas une perspective qui enchanterait le gouvernement", a-t-elle ajouté. "Pour l'instant, il n'en est pas question."

Arnaud Montebourg a quant à lui déploré la "guerre" que se font les opérateurs "à coups de déclarations de millionnaires dans la presse" et a mis en garde contre le risque que les baisses de prix les empêchent d'assumer les investissements pour déployer le très haut débit en France.

CONTREPARTIES

Il a indiqué que le gouvernement pourrait imposer de nouvelles exigences, notamment en matière d'emplois et d'investissement, dans le cadre des prochaines attributions de fréquences.   Suite...

 
Selon la ministre à l'Economie numérique, Fleur Pellerin, le gouvernement exclut pour l'instant une fusion entre deux opérateurs télécoms. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard