Orange se porte partie civile après des écoutes de la NSA

lundi 30 décembre 2013 17h35
 

PARIS (Reuters) - L'opérateur français de télécommunications Orange a décidé de se porter partie civile après de nouvelles révélations sur des écoutes effectuées par l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA), a déclaré lundi une de ses porte-parole.

Selon des documents fournis au journal allemand Spiegel par un ex-agent, Edward Snowden, la NSA a piraté en février 2013 le réseau informatique de 16 sociétés, dont Orange, qui gèrent un câble sous-marin acheminant les communications téléphoniques et internet entre la France, l'Afrique du Nord et l'Asie.

Le site internet français Mediapart précise, sur la base de ces documents, qu'une unité spéciale de "hackers" de la NSA avait introduit un virus dans ce réseau informatique.

"On va se porter partie civile dans les prochains jours", a déclaré à Reuters une porte-parole d'Orange.

Le groupe français se défend de la moindre implication dans des "manœuvres effectuées entièrement à son insu et qui concernent a priori des équipements dont elle est usager et non gestionnaire", a-t-elle précisé.

"Si piratage il y a eu, cela n'a pas pu se faire via le réseau d'Orange qui n'a connu aucune attaque de ce type", a-t-elle ajouté. "Orange se réserve toutefois toutes les possibilités d'action légale dans l'hypothèse où des données Orange transportées par le câble en question auraient fait l'objet d'une tentative d'interception."

Edward Snowden est déjà à l'origine de révélations sur les écoutes de grande ampleur de la NSA à l'encontre de pays pourtant alliés des Etats-Unis, comme la France.

Muriel Boselli et Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet

 
L'opérateur français de télécommunications Orange a décidé de se porter partie civile après de nouvelles révélations concernant des écoutes effectuées par l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) sur un câble sous-marin acheminant les communications téléphoniques et internet entre la France, l'Afrique du Nord et l'Asie. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel