L'Italie reporte le lancement de sa "taxe Google"

samedi 28 décembre 2013 09h20
 

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien a annoncé vendredi le report à juillet 2014 de l'application d'une taxe sur les multinationales en ligne, afin qu'elle soit mieux coordonnée avec le lancement d'impôts similaires en Europe.

Adoptée cette semaine par le parlement, la "taxe Google" vise à collecter au moins un milliard d'euros en obligeant toute entreprise qui fait de la publicité en ligne ou du commerce électronique en Italie à le faire désormais uniquement via des agences ayant un foyer fiscal dans la Péninsule.

Ce report est inscrit dans le décret-loi "Milleproroghe" (mille prolongations) du gouvernement d'Enrico Letta. Utilisé depuis 2005, cet instrument permet de prolonger ou de mettre en oeuvre avant la fin de l'année des dispositions jugées urgentes.

Le projet italien de taxe sur les entreprises du net a été critiqué par la Commission européenne, qui a exprimé des doutes sur sa légalité avant son adoption par le parlement.

La semaine dernière, Matteo Renzi, le nouveau chef de file du Parti démocrate (PD), principale formation de la gauche italienne dont est issu Enrico Letta, avait demandé au gouvernement de renoncer à la "taxe Google".

James Mackenzie; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

 
Le gouvernement italien reporte à juillet 2014 l'application d'une taxe sur les multinationales en ligne, afin qu'elle soit mieux coordonnée avec le lancement d'impôts similaires en Europe. La taxe vise à collecter au moins un milliard d'euros en obligeant toute entreprise qui fait de la publicité en ligne ou du commerce électronique en Italie à le faire désormais uniquement via des agences ayant un foyer fiscal dans la Péninsule. /Photo prise le 11 avril 2013/REUTERS/Mike Blake