Washington ne compte pas amnistier Edward Snowden

lundi 16 décembre 2013 23h27
 

WASHINGTON (Reuters) - La Maison blanche a exclu lundi l'hypothèse d'une amnistie d'Edward Snowden, l'informaticien à l'origine des révélations sur l'ampleur des programmes américains de surveillance, après des propos ambigus d'un responsable de l'Agence de sécurité nationale (NSA).

Richard Ledgett, chef de la mission mise sur pied par la NSA pour tirer les leçons de l'affaire Edward Snowden, a envisagé dimanche sur la chaîne CBS d'avoir une "conversation" avec l'informaticien, ancien collaborateur de l'agence, sur l'accord éventuel d'une amnistie en échange de la remise de documents illégalement récupérés.

"Notre position sur ce sujet n'a aucunement changé", a cependant dit Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche. "M. Snowden est accusé d'avoir transmis des documents classés secrets, et il est accusé de crimes, ici, aux Etats-Unis."

Edward Snowden se trouve actuellement en Russie, dont le gouvernement lui a accordé l'asile provisoire.

Lundi, une cour de justice fédérale a par ailleurs estimé que la collecte de données téléphoniques par la NSA, révélée en juin par Edward Snowden, était probablement illégale.

Même si la décision n'a pour le moment pas d'effet, car le juge Richard Leon l'a suspendue dans l'attente d'un probable appel par le gouvernement fédéral, elle constitue un revers conséquent en justice pour la NSA.

"Je ne peux imaginer une intrusion qui ait moins de 'discernement' et soit plus 'arbitraire' que cette collecte et cette conservation, systématiques et menées à l'aide de techniques de pointe, de données personnelles auprès de presque chaque citoyen", a dit le juge.

David Ingram, Mark Felsenthal et Steve Holland; Julien Dury pour le service français

 
Répétition du titre de la photo. La Maison blanche a rejeté l'hypothèse d'une amnistie d'Edward Snowden, l'informaticien à l'origine des révélations sur l'ampleur des programmes américains de surveillance, au lendemain de propos ambigus d'un responsable de l'Agence de sécurité nationale (NSA)qui disait avoir envisagé d'avoir une "conversation" avec l'informaticien pour tirer les leçons de l'affaire. /Photo prise le 26 juin 2013/REUTERS/Sergei Karpukhin