Netflix reçu à l'Elysée pour évoquer un lancement en France

mercredi 4 décembre 2013 14h52
 

par Julien Ponthus et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Des représentants du groupe américain Netflix ont été reçus mercredi matin à l'Elysée pour évoquer un possible lancement de leur service de vidéos en ligne en France, a-t-on appris auprès d'une source élyséenne.

Le géant des contenus est déjà présent dans plusieurs pays européens mais son offre n'est pour l'instant pas accessible en France bien que des rumeurs reviennent fréquemment sur une possible installation de la société dans l'Hexagone.

"Netflix voulait se renseigner sur les conditions juridiques de son éventuelle installation en France dans le cadre d'une tournée européenne de prospection", a expliqué la source à l'Elysée.

Netflix, qui est présent dans 40 pays à travers le monde, réfléchit à s'implanter dans plusieurs grands Etats européens en vue d'accroître sa présence sur le Vieux Continent où il propose déjà son service au Royaume-Uni, en Irlande, en Scandinavie ainsi qu'aux Pays-Bas.

Outre la France, il viserait également le marché allemand, a-t-on précisé de source proche du dossier.

Netflix s'est imposé en quelques années comme un géant des contenus grâce à son offre d'abonnement qui donne accès à un gigantesque catalogue de programmes, films et séries visionnables en "streaming", c'est-à-dire sans téléchargement.

Né en 1997, il a d'abord bâti son succès en s'imposant comme le numéro un de la location de DVD grâce à son service d'envoi par courrier, avant de se lancer début 2008 dans le "streaming".

Avec ses 40 millions d'abonnés à travers le monde, il peut aujourd'hui se targuer de dépasser de loin l'audience des grandes chaînes de télévision et a récemment donné une nouvelle dimension à son activité en s'offrant les droits exclusifs de la série à succès de David Fincher "House of Cards".   Suite...

 
Des représentants du groupe américain Netflix ont été reçus mercredi matin à l'Elysée pour évoquer un possible lancement de leur service de vidéos en ligne en France, selon une source élyséenne. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Blake