L'UFC-Que Choisir attaque Orange et SFR sur la 4G

mardi 5 novembre 2013 19h32
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - L'association de protection des consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé mardi avoir engagé des poursuites à l'encontre des opérateurs Orange et SFR pour pratiques commerciales trompeuses concernant leurs offres "4G".

Elle a déposé des recours devant le tribunal de grande instance de Paris, dénonçant un "fossé" entre la réalité et les promesses des opérateurs qui se livrent, selon elle, à un matraquage publicitaire.

Orange et SFR ainsi que leur concurrent Bouygues Telecom sont engagés depuis plusieurs mois dans une course de vitesse pour déployer leur réseau 4G donnant accès à des débits comparables à ceux du téléphone fixe.

Ils ont multiplié les effets d'annonce à grands renforts d'offres promotionnelles et de comparatifs de couverture pour séduire les consommateurs et les convaincre de souscrire à des offres haut de gamme, espérant ainsi enrayer la baisse de leurs marges et damer le pion à Free mobile (Iliad) qui n'a pas encore lancé d'offre 4G.

L'UFC-Que Choisir les accuse de communication trompeuse, sur la base d'une enquête menée début octobre.

"L'étude fait apparaître un décalage entre bon nombre de promesses faites par les opérateurs et les réelles conditions techniques auxquelles les consommateurs peuvent avoir accès à la 4G", explique l'association dans son étude, la première du genre conduite en France selon elle.

Les principaux griefs de l'UFC portent sur les promesses de couverture géographique avancées par les opérateurs ainsi que sur les débits théoriques annoncés.

L'association a ainsi fait pratiquer plus de 66.000 mesures à Paris - souvent utilisé comme vitrine - qui font apparaître selon elle une couverture nettement plus parcellaire que celle promise par les deux principaux opérateurs français.   Suite...

 
UFC-Que Choisir a engagé des poursuites à l'encontre des opérateurs Orange et SFR pour pratiques commerciales trompeuses concernant leurs offres "4G". /Photo d'archives/REUTERS/Natalie Armstrong