BlackBerry renonce à se vendre et change de patron

lundi 4 novembre 2013 18h53
 

par Euan Rocha et Allison Martell

(Reuters) - BlackBerry a annoncé lundi qu'il renonçait à se mettre en vente, abandonnant ainsi la principale option qu'il étudiait pour tenter de se relancer, préférant remplacer son directeur général et lever un milliard de dollars (741 millions d'euros) auprès d'investisseurs institutionnels.

L'action du constructeur canadien de "smartphones", en grande difficulté, chutait de plus de 15% sur le Nasdaq, à 6,55 dollars.

"Nous sommes désormais retombés dans la spirale baissière", a commenté Colin Gillis, analyste de BGC Partners. "Ils ont un milliard de dollars de plus, ce qui leur permet de gagner du temps (mais) les rumeurs négatives vont continuer."

Incapable de boucler une offre de rachat, le groupe a annoncé qu'il lèverait des capitaux frais par le biais d'un placement privé d'obligations convertibles, auquel son premier actionnaire, l'assureur canadien Fairfax Financial Holdings, souscrira à hauteur de 250 millions.

BlackBerry n'a pas précisé l'identité des autres souscripteurs, disant seulement que ces investisseurs auraient la possibilité d'acheter à nouveau pour 250 millions de dollars d'obligations après la clôture de la transaction.

Fairfax avait dévoilé fin septembre une offre de rachat de l'ensemble de BlackBerry au prix de neuf dollars par action mais il semblait ces derniers jours peiner à boucler le financement de cette opération de 4,7 milliards de dollars.

Le directeur général de BlackBerry, Thorsten Heins, sera remplacé par John Chen qui assurera l'intérim dans l'attente d'un successeur et sera nommé président exécutif.

John Chen a dirigé par le passé Sybase, un éditeur de logiciels de gestion de bases de donnes racheté en 2010 par le groupe allemand SAP. Il travaillait depuis l'an dernier pour le groupe de capital-investissement Silver Lake.   Suite...

 
BlackBerry renonce à se mettre en vente et lèvera un milliard de dollars par le biais d'un placement privé d'obligations convertibles auprès d'investisseurs institutionnels. /Photo prise le 23 septembre 2013/REUTERS/Mark Blinch