Numericable veut lever 652 millions d'euros en entrant en Bourse

lundi 28 octobre 2013 12h39
 

par Matthias Blamont et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Le câblo-opérateur français Numericable espère lever début novembre 652 millions d'euros lors de l'introduction en Bourse d'un quart au moins de son capital, une opération valorisant l'entreprise jusqu'à 5,6 milliards d'euros dette comprise.

Fournisseur d'accès à internet, de téléphonie et de télévision, le groupe compte ainsi restructurer sa dette et accélérer ses investissements dans la fibre optique afin de pousser son avantage sur ses concurrents opérateurs télécoms.

Numericable a précisé lundi que la fourchette de prix retenue pour cette introduction à la Bourse de Paris se situait entre 20,30 et 24,80 euros par action, faisant ressortir une valeur d'entreprise comprise entre 5,06 et 5,57 milliards d'euros en incluant une dette de 2,75 milliards.

Le groupe envisage de lever 250 millions d'euros via une augmentation de capital et 402,2 millions d'euros par la vente de titres détenus par Carlyle et Cinven.

A l'issue de l'opération, Carlyle contrôlera environ 25% du capital et Cinven quelque 15%, contre 37,6% chacun actuellement.

Numericable compte introduire en Bourse au moins 25,5% de son capital, en incluant l'offre réservée aux salariés d'un montant d'environ deux millions d'euros.

Cette part sera portée à 29,4% en cas d'exercice intégral de l'option de surallocation, celle-ci portant sur la cession d'actions existantes supplémentaires par Carlyle et Cinven représentant un maximum de 15% de la taille de l'offre.

Altice, fonds appartenant à Patrick Drahi, fondateur de Numericable, deviendra le premier actionnaire du groupe dont il détiendra jusqu'à 30% contre 24% actuellement.   Suite...

 
Le PDG de Numericable, Eric Denoyer. Le fournisseur d'accès à internet et opérateur de télévision payante espère lever quelque 652 millions d'euros à l'occasion de l'introduction en Bourse d'un quart au moins de son capital, une opération destinée à lui permettre de restructurer sa dette et de poursuivre son développement. /Photo prise le 28 octobre 2013/REUTERS/Christian Hartmann