KPN va réduire ses investissements après la vente d'E-Plus

mardi 22 octobre 2013 08h58
 

BRUXELLES (Reuters) - KPN a annoncé mardi son intention de réduire ses investissements dans ses réseaux fixes et mobiles par rapport aux prévisions initiales, expliquant être en avance sur ses concurrents en la matière.

Quelques jours après le retrait de l'offre de rachat du mexicain American Movil sur la part du capital qu'il ne possède pas encore, l'opérateur néerlandais a précisé qu'il investirait moins de 1,7 milliard d'euros dans son réseau cette année, alors qu'il évoquait auparavant un montant inférieur à 2,3 milliards.

Ce dernier chiffre incluait la filiale allemande E-Plus, dont il a conclu la vente à Telefonica pour 8,55 milliards d'euros.

"Les investissements de KPN dans les réseaux fixes et mobiles aux Pays-Bas ces dernières années ont été élevés, particulièrement comparés à ceux des concurrents", ajoute le groupe dans un communiqué.

KPN prévoit de lancer des services mobiles "4G" dans l'ensemble des Pays-Bas au premier trimestre 2014.

Les investissements du groupe ont représenté 17,3% du chiffre d'affaires en 2012 et les prévisions initiales pour cette année correspondaient à un chiffre de l'ordre de 20%.

Pour le troisième trimestre, le groupe a fait état d'une baisse de 13% de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) hors frais de restructuration et hors E-Plus, à 762 millions d'euros. Ce repli marqué s'explique notamment par le fait que les résultats des activités fixes aux Pays-Bas n'ont pas suffi à compenser la baisse dans le mobile sur les marchés belge et néerlandais.

En incluant E-Plus, l'Ebitda ressort à 985 millions d'euros, légèrement au-dessus du montant de 962 millions attendu en moyenne par sept analystes interrogés par Reuters.

Robert-Jan Bartunek; Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
KPN entend réduire ses investissements dans ses réseaux fixes et mobiles par rapport aux prévisions initiales. L'opérateur néerlandais explique être en avance sur ses concurrents en la matière. /Photo d'archives/REUTERS/Phil Nijhuis