Bruxelles se félicite des dernières concessions de Google

mardi 1 octobre 2013 15h31
 

BRUXELLES (Reuters) - Une deuxième offre de Google pour régler à l'amiable un contentieux avec l'Union européenne répond mieux aux préoccupations de Bruxelles, a indiqué mardi le commissaire à la Concurrence Joaquin Almunia.

La Commission européenne, qui enquête depuis 2010 sur le sujet, reproche à la compagnie de désavantager ses concurrents tels que Microsoft dans la présentation des pages de recherches. Passible d'une amende de cinq milliards de dollars, Google a présenté une première proposition en avril et une deuxième en septembre.

"Nous sommes à un tournant dans cette affaire. Avec les améliorations significatives désormais sur la table, je pense que nous pouvons travailler à nouveau", s'est félicité le commissaire, devant le Parlement européen.

"Je pense que la voie du règlement à l'amiable reste le meilleur choix", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'une décision pourrait être prise au printemps.

En avril, Google qui détient 80% de parts de marché dans le secteur européen des moteurs de recherche, avait proposé, entre autres, de distinguer ses propres services de ceux de ses concurrents dans les pages de résultats.

Selon Kent Walker, avocat de Google, la Commission européenne a réclamé d'importantes modifications dans la présentation de ces pages.

"Bien que la concurrence soit vive sur internet, nous avons pris la décision difficile de répondre à leurs exigences afin de parvenir à un règlement", dit-il dans un communiqué.

Claire Davenport, Jean-Philippe Lefief pour le service français

 
Le commissaire à la Concurrence Joaquin Almunia a estimé qu'une deuxième offre de Google pour régler à l'amiable un contentieux avec l'Union européenne répondait mieux aux préoccupations de Bruxelles. La Commission européenne reproche à la compagnie de désavantager ses concurrents tels que Microsoft dans la présentation des pages de recherches. /Photo prise le 5 septembre 2013/REUTERS/Chris Helgren