Bolloré et Fourtou jouent l'apaisement sur Vivendi

mardi 10 septembre 2013 20h05
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Vincent Bolloré et Jean-René Fourtou semblaient vouloir jouer l'apaisement mardi alors que leurs divergences sur la gouvernance opérationnelle de Vivendi ont plongé le géant français de médias et de divertissement dans une nouvelle crise.

Vincent Bolloré, désormais premier actionnaire du groupe français avec près de 5% du capital, a annoncé dans un communiqué publié après la clôture ne pas être à la recherche d'un poste ou d'une rémunération chez Vivendi.

Cette déclaration peut être interprétée comme un retrait de sa candidature à la présidence du directoire.

En contrepartie, le président du conseil de surveillance, Jean-René Fourtou, aurait accepté de quitter ses fonctions vers l'été 2014, selon des sources proches du dossier.

Cette dernière proposition doit encore faire l'objet de discussions mercredi lors de réunions du conseil de surveillance et du comité des nominations, a indiqué l'une des sources.

Vincent Bolloré et Jean-René Fourtou se sont notamment opposés sur l'identité du successeur de Jean-François Dubos, président du directoire de Vivendi nommé à titre provisoire en juin 2012.

Thomas Rabe, dirigeant du groupe de médias allemand Bertelsmann, avait dans un premier temps été pressenti, un choix auquel Vincent Bolloré s'est vivement opposé.

Un porte-parole de Vivendi a précisé que Thomas Rabe n'était pas le candidat désigné de Jean-René Fourtou mais simplement l'un des candidats considérés par le comité des nominations.   Suite...

 
Vincent Bolloré a fait un geste d'apaisement mardi en déclarant ne pas être à la recherche d'un poste ou d'une rémunération au sein du groupe Vivendi dont il est le premier actionnaire. Cette déclaration peut être interprétée comme un retrait de sa candidature à la présidence du directoire de Vivendi. /photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann