La Chine renforce les sanctions contre les rumeurs sur internet

lundi 9 septembre 2013 13h36
 

PEKIN (Reuters) - La Chine a présenté lundi un ensemble de mesures sévères pour lutter contre la diffusion de "rumeurs" sur internet.

D'après une nouvelle jurisprudence dévoilée par les médias officiels, tout individu risquera des poursuites en diffamation, un délit passible de trois ans de prison, si une rumeur qu'il a propagée sur internet est vue par plus de 5.000 internautes ou qu'elle est rediffusée plus de 500 fois.

Le document judiciaire définit ce qui constitue un "cas grave" de diffusion d'une fausse information : lorsqu'elle nuit à la santé mentale d'une personne visée par la rumeur, qu'elle débouche sur des manifestations ou des émeutes ethniques ou religieuses, ou qu'elle a un "mauvais effet à l'étranger".

Les internautes ont réagi avec colère à ces annonces.

"C'est facile d'arriver à 5.000 vues ou d'être reposté 500 fois. Qui osera encore dire quelque chose ?", s'interroge l'un d'eux sur le site de microblogging Sina Weibo.

Le gouvernement s'efforce de contrôler le trafic sur les réseaux sociaux, de plus en plus utilisés par les Chinois pour débattre de sujets politiques en dépit d'une censure rigoureuse. Les médias officiels ont fait état de dizaines d'interpellations liées à la diffusion de rumeurs sur internet ces dernières semaines.

Ben Blanchard, Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 
La Chine a présenté lundi un ensemble de mesures sévères pour lutter contre la diffusion de "rumeurs" sur internet. Tout individu risquera des poursuites en diffamation, un délit passible de trois ans de prison, si une rumeur qu'il a propagée sur internet est vue par plus de 5.000 internautes ou qu'elle est rediffusée plus de 500 fois. /Photo d'archives/REUTERS