BlackBerry n'exclut pas de se vendre

mardi 13 août 2013 07h31
 

par Euan Rocha

TORONTO (Reuters) - Le fabricant canadien de smartphones BlackBerry, en difficulté sur un marché de plus en plus concurrentiel, a annoncé lundi explorer des alternatives stratégiques parmi lesquels une vente partielle ou totale de la société.

BlackBerry, pionnier de l'internet mobile, a précisé avoir mis sur pied un comité spécial chargé d'évaluer différentes options.

Le groupe, autrefois coqueluche des investisseurs, a été mis en difficulté par l'iPhone d'Apple et les appareils utilisant le système d'exploitation Android de Google. Sa nouvelle ligne de smartphones BlackBerry 10, lancée en début d'année, n'a pas enrayé le déclin de ses parts de marché.

A la Bourse de Toronto, le titre BlackBerry a terminé en hausse de 10,75% à 11,13 dollars canadiens à la suite des annonces du groupe.

Les analystes sont sceptiques sur la mise en place du nouveau comité en rappelant que l'entreprise avait déjà annoncé des mesures semblables il y a un an lorsqu'elle avait mandaté JP Morgan et la Banque royale du Canada pour, déjà, explorer diverses options stratégiques.

En plus des smartphones qui portent son nom, BlackBerry dispose d'une importante et précieuse collection de brevets et d'une activité de services liée à son système de messagerie qui bénéficie d'une forte image de sécurité. Le groupe avait en plus à la fin juin une trésorerie de 3,1 milliards de dollars canadiens et aucune dette.

Toute cession partielle ou totale fera probablement l'objet d'un examen attentif du gouvernement canadien, qui a son mot à dire sur les rachats d'entreprises par des acquéreurs étrangers. A Ottawa, BlackBerry a toujours été considéré comme un joyau de la couronne.

Le gouvernement s'est refusé lundi à tout commentaire sur les derniers développements.   Suite...

 
Le fabricant canadien de smartphones BlackBerry a mis sur pied un comité spécial chargé d'explorer des alternatives stratégiques, parmi lesquelles des coentreprises, des partenariats ou la vente de la société. /Photo d'archives/REUTERS/Valentin Flauraud