Vivendi accélère sa mue, cède le contrôle d'Activision

vendredi 26 juillet 2013 15h47
 

par Matthieu Protard et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Vivendi a accéléré vendredi sa réorganisation en cédant le contrôle l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard pour 8,2 milliards de dollars, tout juste trois jours après le début de négociations exclusives visant à se désengager de Maroc Telecom.

Le conglomérat français, qui cherche à réduire sa dette et se recentrer sur les médias, a dans le même temps indiqué qu'il étudiait la faisabilité d'une séparation de ses activités médias et télécoms, avec la possibilité d'une scission de sa filiale mobile SFR.

"La scission de SFR est une possibilité que le conseil d'administration pourra étudier en temps voulu", a déclaré Philippe Capron, le directeur financier de Vivendi, lors d'une conférence téléphonique avec les analystes.

"Nous regardons pour le moment cette option et nous menons une étude de faisabilité dessus", a-t-il ajouté.

Après plusieurs mois de spéculation sur la stratégie de Vivendi, le groupe a ainsi annoncé coup sur coup cette semaine deux cessions majeures pour un total de plus de 10 milliards d'euros.

Outre la vente de ses 53% dans Maroc Telecom à Etisalat pour 4,2 milliards d'euros, Vivendi a décidé de céder plus de 85% de sa participation dans Activision Blizzard.

Cette cession, réalisée auprès du groupe américain et de son management, devrait être finalisée d'ici à fin septembre, au prix de 13,60 dollars par action, soit une décote d'environ 10% par rapport au prix de clôture d'Activision jeudi soir.

À l'issue de l'opération, le groupe français de télécoms et de divertissement, qui détient actuellement 61,1% du capital d'Activision Blizzard connu notamment pour ses jeux "Call of Duty" et "World of Warcraft", en conservera une participation de 12%.   Suite...

 
Exemplaires d'un des épisodes du jeu "World of Warcraft", édité par Activision Blizzard. Vivendi a cédé plus de 85% de sa part dans l'éditeur de jeux vidéo pour 8,2 milliards de dollars (6,2 milliards d'euros), en partie pour renforcer son bilan, réduire sa dette et maintenir la notation de celle-ci. /Photo d'archives/REUTERS/Tony Gentile