Free n'a pas ralenti l'accès à YouTube, juge l'Arcep

vendredi 19 juillet 2013 21h01
 

PARIS (Reuters) - L'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a estimé vendredi que l'opérateur Free, filiale du groupe français Iliad, n'avait pas cherché à ralentir les connexions de ses clients vers le site américain de vidéos YouTube.

Saisie par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, mécontente de dysfonctionnements signalés par des abonnés de Free lors de leur accès à YouTube, l'Arcep a expliqué que son investigation n'avait pas mis en évidence de pratiques discriminatoires dans les modalités d'interconnexion et d'acheminement de trafic de données.

"L'Arcep rappelle que la qualité du service d'accès à l'internet perçue par l'utilisateur dépend (...) en premier lieu de son installation technique et du raccordement final (fibre optique, câble, fil de cuivre, réseau mobile)", peut-on lire dans un communiqué.

"L'enquête n'a pas fait apparaître de pratiques de gestion du trafic par Free sur son réseau différenciant les conditions d'acheminement des contenus selon leur nature, leur origine, leur destination ou encore le type de protocole utilisé. A fortiori, aucune pratique contraire aux principes de neutralité de l'internet n'a été relevée", ajoute le texte.

Des opérateurs ont estimé ces derniers mois que les grands groupes internet comme Google, propriétaire de YouTube, devraient investir pour améliorer l'accès des internautes à leurs contenus.

Matthias Blamont, édité par Jean-Baptiste Vey

 
L'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a estimé après enquête que l'opérateur Free, filiale du groupe français Iliad, n'avait pas cherché à ralentir les connexions de ses clients vers le site américain de vidéos YouTube. /Photo d'archives/REUTERS/Caren Firouz