Les sociétés high tech US veulent plus de transparence de l'Etat

vendredi 19 juillet 2013 09h22
 

(Reuters) - Un grand nombre de sociétés high tech, organisations professionnelles et associations diverses américaines sollicitent plus de transparence de l'Etat américain dans la collecte d'informations présumées sensibles pour la sécurité intérieure.

Le général Keith Alexander, directeur de la National Security Agency (NSA), a laissé entendre qu'il était ouvert au principe tout en précisant que des méthodes autorisant éventuellement une telle communication sans mettre en danger les investigations menées par le FBI étaient à l'étude.

"Nous voulons juste nous assurer que nous nous y prenons bien, sans que cela ait des répercussions sur les affaires en cours du FBI; je pense que c'est une démarche sensée", a dit Keith Alexander lors de l'Aspen Security Forum dans le Colorado.

Des poids lourds de la high tech tels qu'Apple, Google, Fabebook, LinkedIn, Yahoo, Microsoft, Twitter et bien d'autres ont fait part de leurs desiderata dans une lettre adressée au général Alexander, au président Barack Obama, au ministre de la Justice Eric Holder et à des parlementaires spécialistes des questions de sécurité.

Les révélations de l'ex-analyste de la NSA Edward Snowden sur un programme d'espionnage international ont rouvert le débat sur l'équilibre à trouver entre vie privée et sécurité nationale et ont mis les géants de l'internet dans une position inconfortable, nombre d'entre eux ayant déjà été mis en cause pour l'usage commercial qu'ils font des données personnelles de leurs utilisateurs.

Des sociétés du web telles que Facebook et Microsoft ont passé un accord avec le gouvernement en juin en vertu duquel elles communiquent des informations limitées sur le nombre de demandes de surveillance de données personnelles qu'elles reçoivent.

Dans leur lettre de jeudi, les sociétés high tech demandent à être autorisées à publier régulièrement des statistiques sur le nombre et l'importance des demandes d'informations présentées par les divers organismes de sécurité publique et sur le nombre d'individus et de comptes concernés par ces demandes.

Le général Alexander a dit qu'il était important de rappeler que la loi obligeait les entreprises américaines à soumettre leurs données.

"Elles n'ont pas le choix; elles ne peuvent contrevenir à un ordre du tribunal", a-t-il dit. "De mon point de vue, ce qu'elles veulent c'est que le reste du monde sache que nous ne lisons pas toute cette masse de courriels et donc elles veulent révéler les chiffres; ça ne manque pas de logique".   Suite...

 
Un grand nombre de sociétés high tech, organisations professionnelles et associations diverses américaines sollicitent plus de transparence de l'Etat américain dans la collecte d'informations présumées sensibles pour la sécurité intérieure. /Photo prise le 12 juin 2013/REUTERS/Pawel Kopczynski