SAP craint les conséquences du ralentissement chinois

jeudi 18 juillet 2013 14h00
 

par Maria Sheahan

FRANCFORT (Reuters) - L'allemand SAP a abaissé jeudi sa prévision de chiffre d'affaires tiré de ses activités dans le logiciel, et a invoqué les effets du ralentissement de la croissance économique en Chine et la transition de certains clients vers l'informatique en nuage.

Vers 11h50 GMT, le titre SAP était en baisse de 1,16% à 57 euros à la Bourse de Francfort.

L'éditeur de logiciels à destination des entreprises a indiqué qu'il prévoyait une hausse d'au moins 10% de son CA tiré des logiciels et des services liés aux logiciels, hors variations des taux de change, alors qu'il s'attendait auparavant à une fourchette allant de 11 à 13%.

"A court terme, la diminution des taux de croissance en Chine affecte non seulement la Chine mais également tous les pays qui l'entourent", a dit Jim Hagemann Snabe, co-dirigeant de SAP.

Le taux de croissance chinois a ralenti à 7,5% avril à juin, soit son neuvième recul sur les dix derniers trimestre, et il risque de heurter les groupes d'assise mondiale qui ont fait le pari d'adosser leur expansion à la deuxième économie mondiale.

Le ralentissement chinois a des conséquences qui dépassent ses frontières et qui touche tout particulièrement ses principaux partenaires comme le Japon, l'Australie et la Nouvelle-Zélande où la clientèle de SAP rechigne à acquérir de nouveaux logiciels.

A taux de change constant, le groupe a observé au deuxième trimestre une baisse de 10% de ses ventes de logiciels dans la région Asie-Pacifique et Japon, après un fléchissement à deux chiffres également lors des trois précédents mois. En 2012, SAP avait enregistré une croissance rapide dans la région.

En prenant en compte les effets de change, les ventes ont baissé de 17% entre avril et juin.   Suite...

 
L'allemand SAP abaisse jeudi sa prévision de chiffre d'affaires tiré de ses activités dans le logiciel, invoquant les effets du ralentissement de la croissance économique en Chine et la transition de certains clients vers l'informatique dématérialisée. /Photo d'archives/REUTERS/Fabian Bimmer