Le redressement attendu d'Ericsson n'a pas eu lieu

jeudi 18 juillet 2013 12h51
 

par Simon Johnson

STOCKHOLM (Reuters) - L'équipementier télécoms suédois Ericsson a fait état jeudi d'un bénéfice d'exploitation bien inférieur aux attentes au deuxième trimestre et de ventes en baisse, faisant retomber les espoirs de redressement rapide du groupe après un long passage à vide.

Au cours d'un trimestre marqué par une charge exceptionnelle 900 millions de couronnes et des coûts de restructuration, les ventes et les marges brutes du numéro un mondial des équipements de réseaux de téléphonie mobile ont déçu, affectées par la concurrence des équipementiers chinois comme Huawei , ainsi que par une conjoncture économique mondiale déprimée et des variations de change défavorables.

"Il s'agit encore d'un trimestre de transition, qui reste faible, notamment pour les marges des réseaux", souligne Alexandre Peterc, analyste financier chez Exane BNP Paribas.

"Les estimations vont devoir être revues en légère baisse pour ce qui concerne les marges dans les réseaux. Mais il faudra voir dans quelle mesure la pression sur les marges se prolonge."

Le groupe a annoncé jeudi que la pression sur les marges serait moins forte au cours du second semestre.

Le bénéfice avant intérêt et taxes du deuxième trimestre est ressorti à 2,5 milliards de couronnes suédoises (289 millions d'euros), contre 2,1 milliards un an auparavant, coentreprises comprises. Le consensus Reuters donnait 4,3 milliards.

Les ventes du groupe se sont inscrites à 55,3 milliards de couronnes, tandis que la marge brut a atteint 32,4%, alors que les analystes anticipaient 56,3 milliards et 32,6%.

L'action Ericsson recule de 4,6% vers 10h20 à Stockholm, alors que l'indice sectoriel européen perd près de 1%.   Suite...

 
Ericsson fait état d'un bénéfice d'exploitation bien inférieur aux attentes au deuxième trimestre imputable notamment à des ventes en baisse, tout en annonçant des marges moins bonnes qu'attendu. Le groupe ressent également des effets négatifs de l'évolution des taux de change. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong