Huawei présente le smartphone le plus fin au monde

mardi 18 juin 2013 19h09
 

LONDRES (Reuters) - Le chinois Huawei a présenté mardi à Londres l'Ascend P6, un "smartphone" haut de gamme décrit comme le plus fin du monde et destiné à concurrencer les combinés de Samsung et d'Apple.

L'appareil, d'une épaisseur de 6,18 mm, est équipé d'un capteur photo de 5 mégapixels à l'avant et à l'arrière, permettant de se filmer soi-même et de partager ses clichés sur les réseaux sociaux. Il fonctionne avec Android, le système d'exploitation de Google.

Le lancement de ce nouveau combiné, qui a eu lieu dans le nord de Londres, est une première pour le constructeur chinois, habitué à présenter ses nouveautés au cours de grands salons professionnels comme le Mobile World Congress de Barcelone.

Avec ce lancement, Huawei, qui est également équipementier pour les réseaux télécoms, cherche à doper ses ventes auprès du grand public en renforçant la notoriété de sa marque, sous laquelle il ne commercialise ses propres téléphones que depuis trois ans.

Fabricant en "marque blanche" pour de nombreuses sociétés et opérateurs, Huawei était au premier trimestre le quatrième fabricant mondial de téléphones, derrière LG Electronics, Apple et Samsung, selon le cabinet d'études Gartner.

Apple et Samsung ont vendu plus de 100 millions d'appareils sur les trois premiers mois de l'année tandis que LG en a écoulé 10 millions et Huawei neuf millions, principalement sur son marché domestique.

L'analyste Ben Wood de CCS Insight estime que l'Ascend P6, à condition que son prix soit bien choisi, peut attirer les consommateurs qui ne connaissent pas la marque. Il déplore toutefois l'absence de compatibilité avec les réseaux de quatrième génération.

Christine Murray et Paul Sandle, Claude Chendjou pour le service français, édité par Marc Angrand

 
Le chinois Huawei a présenté mardi à Londres l'Ascend P6, un "smartphone" haut de gamme décrit comme le plus fin du monde et destiné à concurrencer les combinés de Samsung et d'Apple. /Photo prise le 22 janvier 2013/ REUTERS/Carlos Barria