Prism: les géants d'internet veulent éteindre l'incendie

samedi 15 juin 2013 09h30
 

par Joseph Menn et Gerry Shih

SAN FRANCISCO (Reuters) - Facebook et Microsoft ont conclu un accord avec le gouvernement américain afin de révéler des informations limitées sur le nombre de requêtes de surveillance qu'elles ont reçues de la part des services fédéraux, afin d'en relativiser l'importance, indiquent des sources familières du dossier.

Cet accord illustre la pression croissante qui pèse sur les autorités américaines et sur les entreprises du web depuis les révélations sur le programme de collecte d'informations Prism de la National Security Agency (NSA).

Les activités secrètes de surveillance de la NSA ont été révélées par des fuites organisées par un informaticien de 29 ans, Edward Snowden, qui a transmis à deux journaux, le Guardian et le Washington Post, des documents hautement confidentiels.

Soucieux de démontrer au grand public que l'impact de ces surveillances sur leurs utilisateurs était limité, les géants de l'internet impliqués dans ce scandale, comme Google, Facebook et Microsoft, ont publiquement appelé l'administration américaine à les autoriser à dévoiler le nombre et l'ampleur des requêtes de surveillance reçues.

Vendredi, le réseaux social Facebook a été le premier à publier des chiffres, indiquant sur son blog avoir reçu entre 9.000 et 10.000 demandes de données d'utilisateurs concernant 18.000 à 19.000 comptes au cours du second semestre de 2012. Un chiffre à comparer avec les 1,1 milliard d'utilisateurs de Facebook dans le monde.

"Nous espérons que cela va aider à remettre en perspective le nombre de cas concernés et calmer les spéculations hyperboliques de certains articles de presse sur la fréquence et l'ampleur des demandes d'informations que nous avons reçues", a précisé Facebook.

Selon une source proche du dossier, Facebook a répondu à 79% des requêtes et n'a fourni aux autorités que l'adresse email des personnes concernées ainsi que des données sur le protocole internet qu'elles utilisent, mais en aucun cas le contenu de leurs emails ou de leurs messages sur le réseau social.

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Facebook et Microsoft ont conclu un accord avec le gouvernement américain afin de révéler des informations limitées sur le nombre de requêtes de surveillance qu'elles ont reçues de la part des services fédéraux, afin d'en relativiser l'importance. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender