Edward Snowden entend s'opposer à une extradition de Hong Kong

mercredi 12 juin 2013 19h46
 

par James Pomfret et Anne Marie Roantree

HONG KONG (Reuters) - Edward Snowden, l'ex-employé de la CIA à l'origine des fuites sur des programmes de surveillance menés par le renseignement américain, est libre de quitter Hong Kong s'il le souhaite, ont dit mercredi ses avocats, bien que leur client n'en ait pas manifesté l'intention.

Agé de 29 ans, l'informateur du Guardian et du Washington Post n'a pas encore été inculpé par la justice américaine et il ne fait l'objet d'aucune demande d'extradition. Si tel devait être le cas, ce serait à la justice de Hong Kong de trancher.

"Mon intention est de demander aux tribunaux et aux citoyens de Hong Kong de décider de mon sort", a expliqué Edward Snowden au South China Morning Post, le plus grand quotidien en langue anglaise de l'ancien territoire britannique.

"On ne m'a donné aucune raison de douter de votre système (judiciaire). Je ne suis pas ici pour échapper à la justice; je suis ici pour dénoncer un crime."

Selon le journal, l'ex-technicien de la CIA se trouve dans un lieu secret à Hong Kong. C'est la première fois qu'il s'adresse à la presse depuis qu'il a annoncé la semaine dernière être à l'origine des fuites sur le programme Prism de l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine.

"Je ne suis ni un traître, ni un héros. Je suis un Américain", a-t-il dit au South China Morning Post.

Pour Kevin Egan, un avocat qui a déjà plaidé dans des affaires d'extradition à Hong Kong, Edward Snowden aurait cependant tout intérêt à quitter le territoire chinois, sans attendre une éventuelle demande d'extradition.

"Si j'étais lui, je partirais d'ici et je me rendrais le plus vite possible dans un pays disposant d'une juridiction bienveillante et certainement sans attendre une demande d'extradition des Etats-Unis", a-t-il dit à Reuters.   Suite...

 
Edward Snowden, l'ex-employé de la CIA à l'origine des fuites sur des programmes de surveillance menés par le renseignement américain, est libre de quitter Hong Kong s'il le souhaite mais n'en a pas manifesté l'intention. L'informateur du Guardian et du Washington Post n'a pas encore été inculpé par la justice américaine et il ne fait l'objet d'aucune demande d'extradition mais si tel devait être le cas, il entend contester ces demandes devant la justice de Hong Kong et déposer en parallèle une demande d'asile politique. /Photo prise le 6 juin 2013/REUTERS/Glenn Greenwald/Laura Poitras/The Guardian