Barack Obama justifie la surveillance des communications

vendredi 7 juin 2013 23h31
 

par Matt Spetalnick et Steve Holland

WASHINGTON/SAN JOSE (Reuters) - Le président Barack Obama a justifié vendredi les mesures de surveillance des communications par téléphone et internet qui, a-t-il insisté, ne violent en rien la Constitution américaine et permettent de protéger la sécurité nationale.

Les grands acteurs américains d'internet comme Apple, Google, Facebook ou encore Yahoo ont tenu pour leur part à démentir des informations du Washington Post selon lesquelles ils fourniraient au gouvernement un "accès direct" à leurs serveurs.

S'exprimant vendredi sur ce dossier lors d'une visite dans la Silicon Valley, en Californie, Barack Obama a justifié les mesures prises. Il est indispensable de trouver un compromis entre le respect de la vie privée et les nécessités de la sécurité nationale, a dit le président qui a souhaité un débat sur ce sujet.

Déjà, a-t-il assuré, des représentants du peuple et des magistrats sont tenus informés des mesures de surveillance téléphoniques, qui concernent uniquement les numéros et la durée des communications mais pas la teneur des conversations.

"Personne n'écoute vos conversations téléphoniques, ce n'est pas l'objet de ce programme", a-t-il insisté.

"En extrapolant, on peut se plaindre de 'Big Brother' et de risques de dérapage mais quand on entre dans les détails, je pense que nous avons trouvé le bon équilibre", a-t-il ajouté.

Pour ce qui est du contrôle des courriels et des pages consultées sur internet, il ne vise ni les citoyens américains, ni les personnes vivant aux Etats-Unis, a confirmé le président.

Il a précisé qu'il était au départ sceptique sur une telle surveillance mais qu'il avait dû finalement reconnaître qu'elle permettait de prévenir des attentats terroristes, au prix de quelques "modestes empiétements sur la vie privée".   Suite...

 
Le président Barack Obama a justifié vendredi les mesures de surveillance des communications par téléphone et internet qui, a-t-il insisté, ne violent en rien la Constitution américaine et permettent de protéger la sécurité nationale. /Photo prise le 7 juin 2013/REUTERS/Kevin Lamarque