VKontakte, le Facebook russe, censuré par erreur

dimanche 26 mai 2013 10h35
 

par Douglas Busvine

MOSCOU (Reuters) - Le site russe VKontakte, principal réseau social en Russie utilisé notamment par les manifestants antigouvernementaux, a été placé par erreur vendredi sur une "liste noire" lui interdisant de distribuer des contenus dans le pays.

L'autorité nationale de régulation des communications, la Roskomnazdzor, a plaidé l'erreur humaine, qu'elle a rectifiée.

"Ça s'est produit par erreur", a déclaré un porte-parole de l'autorité de régulation. "Quelqu'un a coché une case à côté de l'adresse du réseau social. Mais le site a été retiré de cette liste et les restrictions d'accès ont été levées", a-t-il dit.

VKontakte, qui compte 210 millions d'utilisateurs et revendique 47 millions de connexions par jour, entretient des relations difficiles avec les autorités.

Mis en demeure par le FSB, successeur du KGB, de fermer des forums utilisés depuis les élections contestées de décembre 2011 pour organiser des manifestations antigouvernementales, il a refusé d'obtempérer.

Son fondateur, Pavel Dourov, âgé de 28 ans et souvent comparé à Mark Zuckerberg, le créateur du réseau Facebook, a fui la Russie le mois dernier après avoir été impliqué dans un étrange accident de la route à Saint-Pétersbourg, sa ville natale.

Dourov a démenti toute implication dans l'accident au cours duquel un policier a été légèrement blessé mais n'a pas répondu à une convocation de la police qui voulait l'entendre comme témoin, dit-on de sources proches de VKontakte.

Il n'a plus été vu depuis en public, et la dernière publication sur sa page VK remonte au 24 avril.   Suite...

 
Le site russe VKontakte, principal réseau social en Russie utilisé notamment par les manifestants antigouvernementaux, a été placé par erreur vendredi sur une "liste noire" lui interdisant de distribuer des contenus dans le pays. L'autorité nationale de régulation des communications, la Roskomnazdzor, a plaidé l'erreur humaine, qu'elle a rectifiée. /Photo d'archives/REUTERS/Sergei Karpukhin