Vodafone garde le dividende de Verizon, l'Europe pèse

mardi 21 mai 2013 12h41
 

par Kate Holton et Paul Sandle

LONDRES (Reuters) - Vodafone a fait état mardi de la plus forte baisse trimestrielle jamais enregistrée de son chiffre d'affaires organique des services, ce qui conduit l'opérateur britannique à conserver le dividende servi par sa filiale américaine plutôt que de le reverser à ses actionnaires.

Le numéro deux mondial de la téléphonie mobile, au centre de spéculations sur un rachat par Verizon Communications des parts de Vodafone dans leur filiale commune aux Etats-Unis, a ainsi annoncé pour le quatrième trimestre un recul, conforme aux attentes des analystes, de 4,2% du chiffre d'affaires organique des services, mesure clé des performances de la société.

Ce recul représente une accélération par rapport au repli de 2,6% enregistré au troisième trimestre, reflet des conditions de marché difficiles en Europe, base historique de Vodafone.

Toutefois, une forte croissance de Verizon Wireless, une bonne performance sur les marchés émergents et des réductions de coûts ont permis au groupe de compenser partiellement la faiblesse de son chiffre d'affaires en Europe du Sud et de publier un résultat global et par action légèrement meilleur que prévu.

"Nous avons été confrontés à une combinaison de conditions économiques difficiles, notamment en Europe du Sud, et à un environnement réglementaire défavorable", a déclaré son directeur général Vittorio Colao.

"Grâce à de nouvelles avancées importantes cette année sur nos segments de marché stratégiques (...) et à une excellente performance de Verizon Wireless, nous avons réalisé une bonne croissance de notre bénéfice opérationnel ajusté et de notre bénéfice par action ajusté", a-t-il ajouté.

Le groupe va ainsi conserver 2,1 milliards de livres de dividende de Verizon plutôt que le reverser à ses actionnaires.

DIVIDENDE AU MOINS MAINTENU   Suite...

 
Vodafone affiche la plus forte baisse trimestrielle du chiffre d'affaires organique des services jamais enregistrée, un recul qui illustre les conditions de marché difficiles en Europe, base historique de l'opérateur britannique. /Photo d'archives/REUTERS/David W Cerny