Les pires cyberattaques sont encore à venir, selon des experts

dimanche 19 mai 2013 14h26
 

par Ros Krasny

WASHINGTON (Reuters) - Les spécialistes de la cybersécurité connaissent d'innombrables moyens par lesquels des hackers peuvent semer le chaos en piratant des infrastructures essentielles ou en infiltrant les systèmes informatiques d'entreprises pour dérober des données ou procéder à de l'espionnage industriel, mais c'est ce qu'ils ignorent encore qui les inquiète le plus.

Les experts s'interrogent en effet sur les bombes à retardement qui pourraient infecter -ou même avoir déjà contaminé- certains réseaux informatiques.

Pour Keith Alexander, directeur de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA), il ne fait aucun doute que les cyberattaques vont gagner en ampleur.

"Les attaques à visée de perturbation ou de destruction dirigée contre (les Etats-Unis) vont empirer", a-t-il déclaré lors du sommet sur la cybersécurité organisé par Reuters cette semaine. "Retenez bien ceci: cela va aller en s'aggravant."

Ainsi, le vol de données ou d'argent -comme le piratage international de distributeurs automatiques de billets ayant permis de dérober 45 millions de dollars révélé ce mois-ci- pourraient sembler dérisoires en comparaison d'attaques entraînant par exemple une panne de courant à l'échelle d'une grande ville.

"Le 'connu inconnu', c'est ce qui m'inquiète", a dit la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano.

"Par exemple, nous ne connaissons pas l'identité de l'ensemble de nos adversaires qui tentent de commettre des crimes ou d'agir sur les réseaux informatiques. Ce que nous connaissons, nous pouvons le gérer. C'est ça le 'connu inconnu'", a-t-elle expliqué.

L'adaptation à l'évolution des attaques représente ainsi une lourde tâche.   Suite...

 
Les spécialistes de la cybersécurité connaissent d'innombrables moyens par lesquels des hackers peuvent semer le chaos en piratant des infrastructures essentielles ou en infiltrant les systèmes informatiques d'entreprises pour dérober des données ou procéder à de l'espionnage industriel, mais c'est ce qu'ils ignorent encore qui les inquiète le plus. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel