La guerre des prix pèse sur les opérateurs télécoms européens

mercredi 8 mai 2013 20h37
 

par Harro Ten Wolde et Clare Kane

FRANCFORT/MADRID (Reuters) - Trois des principaux opérateurs de télécommunications européens ont annoncé mercredi une baisse de leur chiffre d'affaires au premier trimestre, qu'ils imputent à l'atonie de l'économie européenne et à une réglementation stricte, mais ils décèlent des raisons d'espérer dans d'autres régions du monde.

Au vu de leurs comptes publiés ce mercredi, Deutsche Telekom, Telefonica et Telecom Italia se retrouvent dans une situation que connaissent également leurs concurrents tels que France Télécom, KPN ou Swisscom.

Les opérateurs se plaignent d'une réglementation trop contraignante et d'un marché européen surencombré et en récession qui, expliquent-ils, entravent leur capacité à investir dans la modernisation de leurs réseaux, vitale pour leur croissance future.

Telefonica, premier opérateur européen par le chiffre d'affaires, a vu ses ventes chuter de 11,7% à 6,7 milliards d'euros en Europe au premier trimestre, le CA dans son ensemble diminuant de 9% à 14,1 milliards d'euros.

De son côté, Deutsche Telekom a vu son chiffre d'affaires européen se contracter de 6,9% à 3,33 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année, le CA total ayant baissé de 4,5% à 13,8 milliards.

Telecom Italia pour sa part a accusé une baisse de 8,1% de son chiffre d'affaires, à 6,79 milliards d'euros, sous la pression de son marché domestique.

Illustrant les pressions qui pèsent sur le secteur, les valeurs européennes sont bien moins valorisées que leurs homologues américaines et se traitent à 11 fois environ le bénéfice projeté contre 19 pour ces dernières, selon des données Reuters.

L'action Telefonica a fini en baisse de 0,93% mercredi alors que Deutsche Telekom a gagné 4,65%, l'indice des télécoms européennes terminant en petite hausse de 0,23%.   Suite...

 
Deux des principaux opérateurs de télécommunications européens -Deutsche Telekom et Telefonica- ont enregistré au premier trimestre une baisse de leur chiffre d'affaires, qu'ils imputent à l'atonie de l'économie européenne et à une réglementation stricte, mais ils décèlent des raisons d'espérer dans d'autres régions du monde. /Photo d'archives/REUTERS/Jorge Silva