Des fonds acquièrent BMC Software pour 6,9 milliards de dollars

lundi 6 mai 2013 17h18
 

(Reuters) - L'éditeur de logiciels BMC Software a annoncé lundi avoir accepté une offre d'achat de 6,9 milliards de dollars (5,3 milliards d'euros) de fonds de capital-investissement emmenés par Bain Capital et Golden Gate Capital.

Le prix de l'offre, à 46,25 dollars l'action, représente une prime de moins de 2% par rapport au cours de clôture de BMC vendredi sur le Nasdaq (45,42 dollars).

Vers 15h00 GMT, l'action progresse modestement de 0,18% à 45,50 dollars en réaction à l'annonce de l'offre. Le titre avait progressé de 4,5% depuis le 21 mars, date à laquelle Reuters avait révélé l'intérêt de fonds de capital-investissement pour l'éditeur de logiciels professionnels.

Le groupe d'acquéreurs comprend également GIC Special Investiments et Insight Venture Partners.

Le fonds activiste Elliott Management, qui détient 9,6% de BMC et militait depuis l'été dernier pour une vente de l'entreprise, a accepté d'apporter ses titres à l'offre.

L'acquisition, qui n'est assortie d'aucune condition financière, devrait être bouclée avant la fin de l'année.

L'opération constitue l'un des plus importants rachats par endettement depuis le début de l'année, après le projet de Michael Dell d'acquérir son groupe Dell pour 24,4 milliards de dollars avec l'appui du fonds Silver Lake, dans le but de le retirer de la cote.

BMC, dont les principaux concurrents sont Oracle, SAP, CA et Compuware, publiera mardi ses résultats trimestriels.

Le groupe de Houston, fondé en 1980, a annoncé le mois dernier des suppressions d'emplois qui devraient se traduire dans ses comptes par des charges exceptionnelles de 33 à 38 millions de dollars.

Sayantani Ghosh et Supantha Mukherjee à Bangalore, Véronique Tison et Julien Dury pour le service français

 
L'éditeur de logiciels BMC Software a accepté une offre d'achat de 6,9 milliards de dollars (5,3 milliards d'euros) de fonds de capital-investissement emmenés par Bain Capital et Golden Gate Capital. /Photo d'archives/REUTERS/Regis Duvignau