La cession de Maroc Telecom, étape clef du changement de Vivendi

mardi 30 avril 2013 14h18
 

par Leila Abboud et Sophie Sassard

PARIS/LONDRES (Reuters) - Vivendi, qui réunit ses actionnaires en assemblée générale cet après-midi, devrait boucler prochainement avec Maroc Télécom sa première cession d'actif majeure dans le cadre de sa stratégie de recentrage sur les médias engagée il y a un an.

L'AG devrait être l'occasion de faire le point sur la cession des 53% que Vivendi possède dans l'opérateur Maroc Télécom, une transaction qui pourrait rapporter entre 4,1 milliards et 4,5 milliards d'euros, soit moins que les 5 milliards attendus par le groupe, selon deux sources proches du dossier.

Selon la presse, Jean-René Fourtou, l'actuel président du conseil de surveillance, pourrait céder sa place d'ici un an à Vincent Bolloré, le principal actionnaires de Vivendi avec 5% du capital, dont l'entrée au conseil de surveillance en décembre devrait être ratifiée lors de l'assemblée générale.

Une fois son désengagement de Maroc Télécom finalisé, Vivendi devra décider de la façon dont il utilisera le produit de la cession et quelle sera la prochaine étape de sa revue stratégique.

Julien Roch, analyste chez Barclays, estime que Vivendi a deux options : il peut racheter des actions pour un montant de deux milliards d'euros et utiliser le reste pour réduire sa dette ; ou alors il peut avancer sur un projet de scission de SFR.

"Avec la dette et le niveau d'imposition lié à la holding, nous pensons qu'il serait plus facile de se séparer d'Activision, Canal+, GVT ou Universal Music Group que de SFR", écrit l'analyste dans une note.

"Dans un scénario de scission, nous pensons donc que Vivendi deviendrait SFR avec une dette nette d'environ 7 milliards d'euros, tandis qu'une nouvelle entité intégrerait les quatre autres actifs", ajoute Julien Roch.

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