Publicis confirme son objectif malgré un trimestre dur en Europe

lundi 15 avril 2013 20h57
 

par Blandine Hénault

PARIS (Reuters) - Publicis a confirmé lundi ses objectifs pour 2013 malgré un ralentissement plus prononcé que prévu en Europe au premier trimestre, le groupe publicitaire misant sur les Etats-Unis et des acquisitions dans les pays émergents et le numérique pour soutenir sa croissance.

Sur les trois premiers mois de l'année, le troisième groupe publicitaire mondial a fait état d'un chiffre d'affaires de 1,563 milliard d'euros, en hausse de 7,6% sur un an. Il fait ressortir une croissance organique de 1,3% après +3,9% au quatrième trimestre 2012.

L'activité du premier trimestre a notamment été marquée par un fort ralentissement en Europe, où le groupe a enregistré un chiffre d'affaires en baisse de 6,5% en données organiques.

"On s'attendait à un mauvais trimestre en Europe, on est un peu plus (en dessous) que ce que nous attendions en raison de la faiblesse des lancements et de certaines opérations", a déclaré le président du directoire de Publicis Maurice Lévy lors d'une conférence de presse.

"C'est donc assez préoccupant, avec des chutes à deux décimales de tout ce qui est au sud de la Belgique", a-t-il ajouté.

En France, l'activité a chuté de 11% en données organiques, a précisé Maurice Lévy.

"Il ne faut pas s'inquiéter outre mesure de ce chiffre qui est assez spectaculaire, ça correspond en partie à des effets de base et je pense que sur l'ensemble de l'année, le chiffre en France sera plutôt négatif de l'ordre de 4% à 5%", a-t-il nuancé.

Pour l'Europe, Publicis s'attend à ce que son chiffre d'affaires en données organiques soit "plutôt négatif" cette année, mais dans une proportion moindre que celle enregistrée au premier trimestre, le groupe tablant sur une amélioration au second semestre.   Suite...

 
Maurice Lévy, président du directoire de Publicis. Le troisième groupe publicitaire mondial a confirmé lundi ses objectifs pour 2013 malgré un ralentissement de l'activité plus prononcé que prévu en Europe au premier trimestre. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon