Le régulateur polonais va enquêter sur un bouquet TV de Vivendi

mardi 2 avril 2013 17h35
 

VARSOVIE (Reuters) - L'autorité polonaise de régulation de la concurrence UOKiK va enquêter sur Nc+, le deuxième bouquet de télévision numérique du pays, contrôlé à 51% par le français Vivendi, à la suite de plaintes d'abonnés.

Nc+, qui compte environ 2,5 millions de clients, est né le mois dernier de la fusion des activités de télévision payante en Pologne de Vivendi et du télédiffuseur TVN, qui contrôle 32% du groupe. Les 17% restants appartiennent à UPC, filiale de Liberty Global.

Les plaintes concernent l'offre de lancement de Nc+, destinée à concurrencer le numéro un polonais Cyfrowy Polsat, et qui a imposé des changements dans les procédure de facturation et de résiliation jugés trop soudains par certains clients.

"Les changements apportés unilatéralement aux contrats (...) ainsi qu'un délai de résiliation trop court, et le fait d'avoir annoncé la nouvelle offre dans un simple courrier ont soulevé les doutes de l'UOKiK", explique le régulateur dans un communiqué.

En moins de deux semaines, le nouveau bouquet a déjà vu le départ de la vice-présidente Beata Monka et du directeur du marketing Marek Staniszewski, et la création d'un groupe Facebook anti-Nc+, qui rassemble plus de 53.000 personnes.

Adrian Krajewski, Julien Dury pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

 
Jean-François Dubos, le président du directoire de Vivendi. L'autorité polonaise de régulation de la concurrence UOKiK va enquêter sur Nc+, le deuxième bouquet de télévision numérique du pays, contrôlé à 51% par le français Vivendi, à la suite de plaintes d'abonnés. /Photo prise le 26 février 2013/REUTERS/Jacky Naegelen