NEC discuterait de la vente de sa filiale mobiles à Lenovo

vendredi 29 mars 2013 09h07
 

TOKYO (Reuters) - NEC est en discussions en vue de céder sa division téléphones mobiles au chinois Lenovo, partenaire du groupe d'électronique japonais dans les micro-ordinateurs, a dit vendredi une source proche des négociations, confirmant ainsi des articles de presse.

NEC a également engagé des pourparlers avec des entreprises japonaises, a poursuivi la source sous couvert d'anonymat.

Jusqu'ici, NEC avait toujours dit que les mobiles étaient un élément important dans l'ensemble de ses activités. Mais, après deux années de pertes, le groupe a décidé de vendre certaines parties de ses opérations pour doper sa rentabilité.

"Au vu de la transformation rapide du marché, nous réfléchissons à plusieurs manières d'améliorer la compétitivité de notre activité téléphones portables mais rien n'a encore été décidé", a dit NEC via un communiqué transmis à la Bourse de Tokyo.

Personne n'était immédiatement disponible chez Lenovo pour commenter l'information. Le groupe chinois, numéro deux mondial des PC, accélère son développement dans les smartphones à l'étranger après une croissance solide sur ce segment en Chine.

Des sources ont dit en début de semaine que NEC, toujours dans le cadre de son programme de cessions d'actifs, allait vendre NEC Mobiling, sa filiale services mobiles, pour une somme comprise entre 70 et 80 milliards de yens (577 à 659 millions d'euros).

Comme bon nombre de fabricants de téléphones portables, NEC souffre de l'écrasante domination d'Apple et de Samsung sur le marché des smartphones.

En octobre dernier, NEC a revu en baisse sa prévision de livraisons annuelles de terminaux mobiles sur l'année se terminant à la fin du mois, ne prévoyant plus que 4,3 millions d'unités vendues contre cinq millions précédemment.

Maki Shiraki, Benoît Van Overstraeten pour le service français

 
NEC est en discussions en vue de céder sa division téléphones mobiles au chinois Lenovo, partenaire du groupe d'électronique japonais dans les micro-ordinateurs, selon une source proche des négociations. /Photo d'archives/REUTERS/Yuriko Nakao