21 mars 2013 / 16:14 / il y a 5 ans

Onze sociétés demandent à l'UE plus de fermeté contre Google

par Foo Yun Chee

Onze sociétés s'estimant lésées par Google ont exhorté jeudi la Commission européenne à faire preuve de davantage de fermeté envers le géant américain de l'internet, plutôt que de négocier un accord après deux ans d'enquête pour pratiques anticoncurrentielles. /Photo d'archives/ REUTERS/Mark Blinch

BRUXELLES (Reuters) - Onze sociétés s‘estimant lésées par Google ont exhorté jeudi la Commission européenne à faire preuve de davantage de fermeté envers le géant américain de l‘internet, plutôt que de négocier un accord après deux ans d‘enquête pour pratiques anticoncurrentielles.

Le numéro un mondial des moteurs de recherche a remis en janvier des propositions aux services de la concurrence de la CE pour mettre fin à l‘enquête qui le vise et échapper à une amende qui pourrait théoriquement atteindre 10% de son chiffre d‘affaires 2012, soit environ cinq milliards de dollars (3,9 milliards d‘euros).

L‘UE a lancé l‘enquête après les plaintes de plus d‘une dizaine d‘entreprises, parmi lesquelles Microsoft, qui accusent Google de se servir de sa position dominante - plus de 80% du marché en Europe - pour bloquer la concurrence.

Google est accusé d‘avoir favorisé ses services contre ceux de la concurrence, d‘avoir copié des avis sur des voyages et des restaurants sans l‘autorisation des sites repris et d‘avoir imposé des restrictions aux annonceurs utilisant ses services.

L‘UE ESPÈRE UN ACCORD

Parmi les entreprises qui disent ne pas croire à une amende honorable de l‘américain figurent le comparateur de prix britannique Foundem, les voyagistes en ligne Expedia et Tripadvisor, deux sites de cartographie et deux organismes représentant l‘édition allemande.

“Le comportement passé de Google fait qu‘il est difficile de croire qu‘il puisse proposer des remèdes efficaces sans faire l‘objet d‘une procédure d‘accusation officielle”, ont écrit ces sociétés dans une lettre au commissaire européen en charge de la concurrence, Joaquin Almunia.

“De ce fait, et compte tenu du fait que Google a exploité chaque opportunité pour poursuivre, étendre et intensifier ses activités anti-concurrentielles, nous exhortons la Commission à émettre un communiqué de griefs”, ajoutent-elles.

Le porte-parole de Joaquin Almunia, Antoine Colombani, a réagi en notant qu‘un accord à l‘amiable pouvait présenter des avantages. “Nous espérons parvenir à une telle issue, car ce serait un moyen plus rapide de régler les problèmes de concurrence que nous avons identifiés”, a-t-il dit.

Google n‘a pas répondu à une demande de réaction.

Des sources avaient précédemment indiqué à Reuters que Google, dans le cadre d‘un accord, proposait de différencier ses propres services de ceux de ses concurrents dans les résultats de son moteur de recherche et aussi d‘imposer moins de restrictions aux annonceurs.

La Commission américaine de la concurrence (FTC) a mis fin en janvier à sa propre enquête sur les pratiques de Google sans sanction significative, ce qui avait à l‘époque constitué un succès majeur pour le géant de l‘internet.

Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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