1.600 postes supprimés dans le démantèlement de ST-Ericsson

lundi 18 mars 2013 11h48
 

par Cyril Altmeyer et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - L'équipementier télécoms suédois Ericsson et le fabricant de semi-conducteurs franco-italien STMicroelectronics (STM) ont annoncé lundi le démantèlement de ST-Ericsson, leur coentreprise dans les puces, ce qui se traduira par la suppression de 1.600 postes dans le monde, la France étant cependant quasiment épargnée sur le plan social.

Après avoir tenté sans succès de vendre leur filiale, les deux groupes ont décidé de se partager certaines activités de ST-Ericsson - qui n'a jamais dégagé de bénéfices depuis sa création en 2008 - et de fermer celles jugées non rentables.

ST-Ericsson a pâti des difficultés du son principal client, le fabricant de téléphones Nokia, de la concurrence féroce en Asie et de la tendance de groupes comme le sud-coréen Samsung à fabriquer leurs propres puces.

Le suédois Ericsson reprendra la conception, le développement et la vente des puces liées au modem multimode LTE, tandis que STM récupérera les autres activités ainsi que certaines installations de tests et d'assemblage, précisent les deux groupes dans un communiqué commun.

Après la séparation, Ericsson devrait reprendre environ 1.800 salariés et sous-traitants, et STM environ 950 personnes principalement en France et en Italie.

Le reste de la division, qui comptait au total 4.450 salariés dans le monde avant la décision, sera fermé. Entre 500 et 700 postes seront supprimés en Europe, pour l'essentiel en Suède, et aucune usine ne sera fermée. Selon STM, l'impact sera "quasi nul" sur les emplois en France.

"Tous les scénarios possibles ont été envisagés mais l'option annoncée aujourd'hui a toujours été une possibilité réelle", a déclaré Carlo Bozotti, PDG de STM lors d'une conférence téléphonique.

A la suite de cette annonce, l'action STM s'adjugeait 3,9% à 6,113 euros vers 11h25, en tête des hausses du CAC 40 à la Bourse de Paris, tandis qu'Ericsson cédait 1,8% à la Bourse de Stockholm.   Suite...

 
L'équipementier télécoms Ericsson et le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics ont conclu un accord visant à se partager certaines activités de leur coentreprise dans les puces ST-Ericsson et à fermer le reste. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea