La CE s'apprête à infliger une lourde amende à Microsoft

mercredi 6 mars 2013 09h07
 

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne devrait infliger ce mercredi à Microsoft une lourde amende pour n'avoir pas respecté une décision réglementaire lui enjoignant de proposer aux internautes un choix de navigateurs, a-t-on appris de sources au fait du dossier.

En octobre 2012, les services de la concurrence de la CE ont accusé le géant américain des logiciels de n'avoir pas tenu pendant plus d'un an son engagement de proposer aux consommateurs européens une sélection de navigateurs concurrents dans la précédente version de son système d'exploitation Windows.

Microsoft s'était engagé en 2009 auprès de la CE à proposer un tel choix afin de mettre un terme à une procédure antitrust et de s'épargner ainsi une amende pouvant théoriquement atteindre 10% de son chiffre d'affaires mondial, soit 7,4 milliards de dollars ou 5,6 milliards d'euros pour 2012.

Le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia compte faire un exemple et l'amende pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros, déclare-t-on de mêmes sources. Il devrait annoncer sa décision à 11h30 GMT, ajoute-t-on.

Microsoft a déjà écopé d'une amende de 1,6 milliard d'euros pour de précédentes entorses au droit européen de la concurrence.

Le dossier en cours porte sur la période entre février 2011 et juillet 2012. Microsoft a mis en avant un problème technique pour justifier ce manquement.

Selon la société de mesure du trafic internet StatCounter, la part de marché de Microsoft sur le marché européen des navigateurs a baissé de moitié depuis 2008. Elle était de 24% en janvier, contre 35% pour Google Chrome et 29% pour Mozilla.

Foo Yun Chee; Véronique Tison et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

 
La Commission européenne devrait infliger ce mercredi à Microsoft une lourde amende pour n'avoir pas respecté une décision réglementaire lui enjoignant de proposer aux internautes un choix de navigateurs, selon des sources au fait du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Steve Marcus