Ericsson bat le consensus, l'action bondit

jeudi 31 janvier 2013 09h44
 

par Simon Johnson

STOCKHOLM (Reuters) - Ericsson a fait état jeudi d'une hausse plus forte qu'attendu de son bénéfice courant au quatrième trimestre, un résultat qui ravive l'espoir d'une sortie du groupe des difficultés des dernières années et salué par un bond de son cours de Bourse.

Le secteur des équipements de télécommunications continue de souffrir des pressions sur les prix et d'un ralentissement des investissements des opérateurs, leurs clients, en dépit de la hausse de la demande de capacités alimentée par l'essor des smartphones.

Le choix d'Ericsson de privilégier les parts de marché et la faiblesse relative des logiciels dans son chiffre d'affaires par rapport aux équipements l'a également desservi. Mais les résultats publiés jeudi permettent d'espérer que le groupe est en train de redresser la barre.

Il affiche certes une perte nette de 6,3 milliards de couronnes suédoises au quatrième trimestre, conséquence d'une lourde charge passée au titre de ST-Ericsson, sa coentreprise avec STMicroelectronics.

Mais son bénéfice avant impôt et charges financières, hors coentreprises mais après charges de restructuration, a progressé à 4,8 milliards de couronnes (557 millions d'euros) contre 4,1 milliards un an auparavant. Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un résultat de 4,3 milliards.

La principale division du groupe, celle des équipements de réseaux, a vu ses ventes progresser sur le trimestre même si celles-ci reculent de 11% sur l'ensemble de 2012.

Le chiffre d'affaires trimestriel total a atteint 66,9 milliards de couronnes, contre 65,3 milliards attendus.

Ericsson explique que l'impact des contrats de réseaux à plus faible marge en Europe devrait s'atténuer au fil des mois, au profit de contrats plus rentables.   Suite...

 
Ericsson a fait état jeudi d'une hausse plus forte qu'attendu de ses résultats au quatrième trimestre grâce à de moindres pressions sur les marges et aux bonnes performances de ses activités nord-américaines. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong