Rebond en vue pour les équipementiers de réseaux télécoms

jeudi 24 janvier 2013 09h44
 

par Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Les opérateurs télécoms augmenteront sans doute leurs investissements dans les réseaux cette année, une hausse bienvenue pour des équipementiers tels qu'Alcatel-Lucent et Ericsson après la vive contraction de 2012 dans un contexte économique généralement morose.

Professionnels et analystes voient les Etats-Unis, le Brésil et la Chine alimenter la croissance par une augmentation des investissements dans les réseaux 4G.

L'Europe, en revanche, est menacée d'une nouvelle stagnation. Des opérateurs tels que Vodafone et France Télécom commencent à promouvoir la 4G mais ils sont beaucoup plus circonspects que les américains Verizon et AT&T, de crainte que leurs investissements ne payent pas en Europe, où les tarifs mobiles sont plus bas.

Le cabinet spécialisé Gartner prévoit une croissance des ventes d'équipements aux opérateurs télécoms de 2,3% à 79 milliards de dollars (59,2 milliards d'euros) cette année, après une baisse de 6,6% à 77,3 milliards en 2012. La croissance sera de 4% en Amérique du Nord et en Amérique latine et de 3,6% en Asie hors-Japon.

Infonetics Research est beaucoup plus optimiste, projetant jusqu'à 13% de croissance cette année après une stagnation en 2012. L'analyste Stéphane Teral explique ce boom par un phénomène de rattrapage des investissements qui n'ont pas été consentis l'an passé.

Le chinois Huawei, numéro deux mondial des équipementiers télécoms derrière Ericsson par le chiffre d'affaires, projette 5% de croissance cette année. Le groupe est écarté de fait du marché américain pour des raisons de sécurité.

Ses concurrents pourraient livrer leur propre prévision à l'occasion de leurs résultats annuels, ce jeudi pour Nokia Siemens Networks, le 31 janvier pour Ericsson et le 7 février pour Alcatel-Lucent.

CONCURRENCE AGRESSIVE DES CHINOIS   Suite...

 
Professionnels et analystes voient les Etats-Unis, le Brésil et la Chine alimenter la croissance par une augmentation des investissements dans les réseaux 4G. L'Europe, en revanche, est menacée d'une nouvelle stagnation. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel