Le fondateur de Megaupload lance un nouveau site

samedi 19 janvier 2013 11h15
 

AUCKLAND, Nouvelle-Zélande (Reuters) - A la veille du lancement d'un nouveau service de téléchargement, Kim Dotcom, fondateur du site Megaupload, fermé en janvier 2012 par la justice américaine, a affirmé samedi que le projet Mega n'avait rien d'illégal.

"Sur le plan légal, on ne peut rien faire pour nous obliger à fermer, ce site a autant le droit d'exister que Dropbox, Boxnet et d'autres concurrents dans ce domaine", a déclaré Kim Dotcom, faisant allusion à d'autres sites de partage de fichiers.

Kim Dotcom a été arrêté en Nouvelle-Zélande le 20 janvier sur un mandat délivré par les autorités américaines, qui ont également rendu inaccessible Megaupload, accusé de violation des droits d'auteur.

L'informaticien, né Kim Schmitz en Allemagne avant de changer légalement de nom, a depuis été libéré sous caution en février pour être assigné à résidence, et continue de faire l'objet d'une demande d'extradition des Etats-Unis pour piraterie informatique et blanchiment d'argent.

La procédure devrait cependant durer plusieurs années.

Selon Kim Dotcom, Mega, son nouveau service, est à l'abri de toute poursuite pour violation des droits d'auteurs, car il nécessite une clé de décryptage pour accéder aux fichiers stockés.

Contrairement à Megaupload, sur lequel tous les internautes pouvaient accéder à des fichiers susceptibles d'enfreindre les droits d'auteurs, le nouveau site permet à ses utilisateurs de restreindre le partage de leurs documents.

Les avocats de Kim Dotcom et de ses employés continuent toutefois à affirmer que les poursuites contre Megaupload ne sont pas non plus justifiées, car ses administrateurs n'étaient pas en mesure de contrôler les fichiers mis en ligne.

Naomi Tajitsu, Julien Dury pour le service français

 
Kim Dotcom, fondateur du site Megaupload, fermé en janvier 2012 par la justice américaine, affirme que le nouveau service de téléchargement qu'il lancera ce dimanche, baptisé Mega, n'a rien d'illégal. Contrairement à son prédécesseur, ce nouveau site permet à ses utilisateurs de restreindre le partage de leurs documents, l'accès aux fichiers stockés nécessitant une clé de décryptage. /Photo prise le 19 janvier 2013/REUTERS/Nigel Marple