16 janvier 2013 / 12:57 / il y a 5 ans

Les techs ne devraient pas être la locomotive des résultats US

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - Le secteur technologique, habituellement porteur pour les résultats de sociétés aux Etats-Unis, risque fort d‘être un boulet à l‘occasion de la période de publications qui commence.

Selon les données de Thomson Reuters, Wall Street anticipe un recul de 1,1% des résultats des techs au titre du quatrième trimestre 2012, qui serait la première baisse des bénéfices du secteur depuis le troisième trimestre 2009 lorsque les Etats-Unis étaient en récession.

L‘ensemble des résultats des sociétés qui composent l‘indice Standard & Poor’s 500 est quant à lui prévu en hausse modeste de 1,8%.

Les ventes plus faibles que prévu de PC, la morosité de la demande étrangère et les craintes de hausses d‘impôts aux Etats-Unis ont incité les entreprises à reporter des dépenses et investissements en technologies de l‘information.

“L‘absence de croissance en Europe, la décélération dans les marchés émergents, tout cela a entraîné des pressions, particulièrement sur les dépenses technologiques”, explique Omar Aguilor, responsable de la stratégie actions chez Charles Schwab, à San Francisco.

A la Bourse, les techs ont été à la traîne ces derniers temps et une poursuite de cette tendance pourrait remettre en cause les objectifs des analystes de Wall Street. Mais d‘autres font valoir que la déception du quatrième trimestre est déjà inscrite dans les cours et mettent en avant des valorisations devenues attractives.

Dans une note de recherche publiée cette semaine, Bank of America Merrill Lynch écrit que les techs sont sous-évaluées de 32%, soit davantage que tout autre secteur. A l‘exception des services informatiques, tous les sous-secteurs se traitent en deçà de leurs moyennes historiques.

“Il y a parmi les techs beaucoup d‘entreprises riches en trésorerie qui se traitent à des multiples assez bon marché. Pour des gérants ‘value’ comme nous, cela commence à intriguer”, admet Eric Kuby, responsable des investissements chez North Star Investment Management, à Chicago.

Le secteur technologique est le plus important des dix secteurs de l‘indice S&P 500 et représente près de 23% des résultats de sociétés. Sur les quatre dernières périodes de résultats, les techs ont toujours figuré dans la moitié haute des secteurs du S&P et leurs résultats surperforment traditionnellement ceux du marché général.

BÉNÉFICES ATTENDUS EN REPLI POUR APPLE

Depuis plusieurs années, Apple fait office de locomotive pour les résultats des technologiques, mais cette fois le consensus anticipe un recul de 3,8% de ses profits sur le trimestre à décembre par rapport à la période équivalente de 2011.

La firme à la pomme n‘a manqué le consensus qu‘à quatre reprises au cours des dix dernières années, dont deux fois dans la période récente. Affaibli par les inquiétudes sur la demande pour l‘iPhone 5, le titre est passé lundi sous les 500 dollars pour la première fois depuis février mais, même là, Eric Kuby le juge encore attractif dans une optique de valeur.

A l‘exception d‘Intel qui publie ses comptes jeudi à la clôture, le gros des résultats des techs tomberont la semaine prochaine.

Parmi les sous-secteurs des technologiques, les 13 fabricants de semi-conducteurs devraient annoncer une baisse cumulée de 28,4% de leurs profits au quatrième trimestre, tandis que les quatre fabricants d‘équipements pour semi-conducteurs verraient les leurs chuter de 50,7%, selon les estimations d‘analystes réunies par Thomson Reuters.

Texas Instruments, Applied Materials, mais aussi Cisco Systems, Hewlett Packard et Qualcomm ont averti sur leurs résultats à l‘approche de la période de publication.

L‘indice des technologiques du S&P 500 a progressé de 13,2% en 2012, en ligne avec la hausse de 13,4% du S&P 500 dans son ensemble. Mais les techs sous-performent depuis le mois de septembre et l‘ETF SPDR XLK, qui comporte un panier de valeurs technologiques, a fini le dernier trimestre de 2012 en perte de 6,1%.

“Le S&P a atteint un pic à mi-septembre, puis a connu un retrait et est maintenant revenu autour de ses plus hauts de septembre. Par contraste, le XLK est loin d‘avoir retrouvé ses niveaux de septembre”, commente Chris Burba, cofondateur et analyste technique de miAnalysis, à New York.

Véronique Tison pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below