Oracle publiera "bientôt" un correctif à la faille de Java

samedi 12 janvier 2013 22h11
 

par Jim Finkle

BOSTON (Reuters) - Oracle a dit préparer un correctif à la faille découverte dans le langage Java, un logiciel utilisé par des centaines de millions de personnes et d'entreprises pour naviguer sur internet.

"Un correctif sera bientôt disponible", a déclaré l'éditeur de Java dans un communiqué publié vendredi soir.

Le groupe a précisé que la faille concernait Java 7 - la version la plus récente - ainsi que le logiciel conçu pour fonctionner avec les navigateurs internet.

Le département américain de la Sécurité intérieure a appelé jeudi soir tous les utilisateurs d'ordinateur à désactiver Java.

Des "hackers" ont trouvé le moyen d'utiliser Java pour installer des logiciels malveillants leur permettant de commettre facilement des délits tels que le vol d'identité, de s'infiltrer dans des réseaux informatiques ou de prendre pour cible des sites internet.

Java est un langage informatique qui permet d'écrire des programmes capables d'être exécutés sur pratiquement tous les types d'ordinateurs, qu'ils utilisent le système d'exploitation Windows de Microsoft, OS X d'Apple ou le système libre Linux.

Les utilisateurs accèdent à Java par le biais de "modules" ou de "plug-ins" intégrés dans les navigateurs tels qu'Internet Explorer ou Firefox.

"Les failles précédentes de Java et celle-ci ont été largement exploitées par des attaquants et de nouvelles failles de Java seront probablement découvertes", ont déclaré jeudi les services spécialisés en sécurité informatique du département de la Sécurité intérieure. "Pour vous défendre contre ces failles et les futures failles de Java, désactivez Java sur vos navigateurs internet."

Il est rare que les autorités conseillent aux entreprises et au grand public de cesser d'utiliser un logiciel en raison d'un problème de sécurité. Elles se contentent généralement de recommander des mesures temporaires permettant de réduire les risques en attendant une mise à jour du logiciel affecté.

Marc Angrand et Mathilde Gardin pour le service français