Toujours plus de fraudes à la carte bancaire sur internet

jeudi 10 janvier 2013 12h34
 

PARIS (Reuters) - L'association de consommateurs UFC-Que Choisir appelle le gouvernement et les parlementaires à prendre des mesures face à la fraude à la carte bancaire, en particulier sur internet, en plein essor en France.

Elle estime que seul un quart des transactions en ligne est sécurisé par les commerçants en France, alors qu'au Royaume-Uni l'équipement de tous les commerçants en 3D Secure a permis une baisse de 52% de la fraude en quatre ans.

Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), diffusée jeudi, les fraudes explosent, 650.000 personnes disant avoir été victimes d'un débit frauduleux sur leur compte en 2011 contre 500.000 en 2010.

L'organisme, qui a interrogé 17.000 ménages, souligne qu'il s'agit de la proportion la plus importante de victimes après celles des vols dans les véhicules.

Elles ont subi un retrait d'argent ou un virement à leur préjudice, soit par l'utilisation frauduleuse de leur numéro de compte, de leur numéro de carte bancaire ou de leurs identifiants de connexion à leur banque.

Les auteurs des fraudes retirent de plus en plus des petites sommes, dans l'espoir que les titulaires des comptes ne se rendront compte de rien.

Dans une étude de février 2012, l'UFC-Que Choisir dénonçait déjà l'ampleur de la fraude sur les paiements en ligne, fraude jusqu'à 113 fois plus élevée que sur les paiements de proximité.

Fin 2012, l'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement confirmait la progression de la fraude, de 12% en montant de 2010 à 2011 alors que les paiements par carte ne progressaient que de 7%, rappelle l'association.

En conséquence, l'UFC-Que Choisir s'indigne, à l'heure du développement du commerce en ligne, "de l'inaction des pouvoirs publics sur ce sujet majeur".   Suite...

 
Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), les fraudes explosent, 650.000 personnes disant avoir été victimes d'un débit frauduleux sur leur compte en 2011 contre 500.000 en 2010. /Photo d'archives/REUTERS/Kevin Lamarque