Sharp étudie de nouveaux financements, ne discute pas avec Intel

mardi 8 janvier 2013 08h42
 

LAS VEGAS (Reuters) - Sharp envisage de nouvelles solutions pour assainir ses finances mais ne discute pas pour l'instant d'une éventuelle entrée d'Intel à son capital, a déclaré lundi l'un de ses principaux dirigeants.

Le groupe japonais d'électronique a annoncé en novembre que son indépendance était compromise en raison de la dégradation de sa situation financière après le doublement de sa perte nette annuelle.

Il a obtenu en octobre un renflouement de 360 milliards de yens (3,2 milliards d'euros) de ses créanciers pour lui permettre d'honorer ses échéances à court terme et d'éviter la cessation de paiement.

Certains analystes ont spéculé sur l'éventualité de discussions entre Intel et Sharp - qui fournit des écrans à Apple pour son iPhone 5 - mais des responsables du groupe japonais ont déclaré que les deux sociétés n'étaient pas en discussions "pour le moment".

"Nos finances ont été considérablement affaiblies et nous envisageons aujourd'hui les moyens d'y remédier", a déclaré Kozo Takahashi, vice-président de Sharp, à des journalistes en marge du salon CES de l'électronique grand public à Las Vegas.

Le ratio de fonds de propres de Sharp était tombé fin septembre à 9,9%, soit la moitié à peine du niveau généralement considéré comme sain par les investisseurs. Kozo Takahashi l'a simplement qualifié de "bas".

Les propos tenus par le vice-président du groupe laissent entendre que Sharp n'est pas près de conclure un accord lui permettant de renforcer son bilan.

A la différence d'autres groupes japonais financièrement affaiblis par la perte de parts de marchés ces dernières années, comme Sony ou Panasonic, Sharp dispose de peu d'alternatives en terme de financement car il a déjà hypothéqué la quasi-totalité de ses usines et de ses locaux au Japon pour garantir le renflouement obtenu l'an dernier.

Ses actifs susceptibles d'être cédés sont rares, ce qui rend plus probables des partenariats industriels et financiers.   Suite...

 
Kozo Takahashi, vice-président de Sharp, a déclaré que le groupe japonais d'électronique envisageait de nouvelles solutions pour assainir ses finances mais a nié discuter pour l'instant d'une éventuelle entrée d'Intel à son capital. /Photo prise le 7 janvier 2013/REUTERS/Steve Marcus