Quand le monde de la finance gazouille sur Twitter

lundi 7 janvier 2013 14h42
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Vendredi 13 janvier 2012, il est un peu plus de 22h30 à Paris lorsque la France perd officiellement son triple A après la décision de l'agence de notation Standard & Poor's (S&P) d'abaisser d'un cran la note de crédit du pays.

Cette nouvelle n'en est toutefois pas une pour les habitués des réseaux sociaux, en particulier de Twitter où la rumeur a commencé à circuler dès le début de l'après-midi.

Cet épisode n'a rien d'anecdotique pour le microcosme financier. Il a suffisamment marqué les investisseurs, dubitatifs jusqu'alors sur l'utilité des réseaux sociaux comme source d'information, pour les convertir à leur utilisation au même titre que d'autres outils nés avec internet: sites forums et blogs spécialisés (Zero Hedge, Boursier.com ou Boursorama).

Si la palette des réseaux sociaux est très large avec aussi bien Twitter, son équivalent spécialisé sur les marchés financiers américains StockTwits ou encore Facebook, le réseau représenté par un oiseau bleu est toutefois le plus prisé, celui-ci étant jugé plus accessible et ressemblant à un fil d'informations d'agences telles que Reuters (groupe Thomson Reuters) ou Bloomberg.

"Twitter est devenu un outil très performant. C'est surtout très utile pour avoir les rumeurs de marché, auxquelles on ne pouvait avoir accès jusqu'ici qu'à travers les tchats Bloomberg ou Reuters", commente Nicolas Chéron, analyste chez FXCM, très actifs sur ce réseau social.

"UNE IMMENSE ÉPONGE"

Ce dernier prévient en revanche qu'au-delà de 200 personnes suivies, il est difficile de ne pas être noyé sous l'information. Il n'est en effet pas rare, y compris de la part de gens dits "sérieux", d'avoir des commentaires sur leur déjeuner ou le temps qu'il fait à l'extérieur.

"Twitter est une immense éponge, qui capte tout ce qui se dit", résume Pierre-Antoine Dusoulier, président de Saxo Banque France.   Suite...

 
Si la palette des réseaux sociaux est très large avec aussi bien Twitter, son équivalent spécialisé sur les marchés financiers américains StockTwits ou encore Facebook, le réseau représenté par un oiseau bleu est toutefois le plus prisé, celui-ci étant jugé plus accessible et ressemblant à un fil d'informations d'agences telles que Reuters (groupe Thomson Reuters) ou Bloomberg. /Photo d'archives/REUTERS