Free attaque Google par la pub, les sites gratuits menacés

vendredi 4 janvier 2013 13h23
 

PARIS (Reuters) - La "Freebox" nouvelle version du deuxième fournisseur français d'accès à internet et son blocage par défaut de la publicité en ligne menace le modèle économique des sites gratuits qui en vivent, estime le ministère à l'Economie numérique.

Selon des spécialistes d'internet, ce pourrait être de la part de Free, filiale d'Iliad, une tentative de faire pression sur les fournisseurs de contenus comme Google pour qu'ils financent en partie les infrastructures.

La ministre Fleur Pellerin a fait savoir vendredi qu'elle recevrait lundi les responsables de Free et les représentants des autres acteurs concernés pour en discuter.

La dernière mise à jour de la "Freebox Révolution", disponible depuis jeudi, bloque par défaut les bannières et autres fenêtres ou liens publicitaires. S'il veut voir ces publicités, l'internaute doit activer volontairement une option.

La mise en place par Free de ce dispositif intervient sur fond de conflit entre l'opérateur français et le géant mondial américain Google sur le financement de la bande passante.

La ministre de l'Economie numérique refuse pour le moment d'établir un lien entre ce différend et la mise à jour proposée par Free, fournisseur d'accès de plus de quatre millions de foyers en France. Mais Fleur Pellerin laisse entendre que cela sera sans doute un sujet abordé lundi.

"Je ne sais pas si les deux choses sont liées. Si elles le sont, je pense que c'est de cela qu'il faut qu'on parle (...) pour avoir une solution d'ensemble", a-t-elle dit à i>TELE.

Dans un message envoyé sur son compte Twitter dans la nuit de jeudi à vendredi, elle s'était déclarée "peu fan de la publicité intrusive" mais pas favorable non plus à un blocage par défaut des bannières et fenêtres publicitaires.

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