Le DG d'Alcatel défend la signature du prêt bancaire

mardi 18 décembre 2012 16h20
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Alcatel-Lucent est mieux armé pour faire face à une année 2013 qui s'annonce à nouveau difficile après l'obtention d'un prêt de 1,6 milliard d'euros et le lancement d'un vaste plan de réductions de coûts, estime son directeur général.

Lors d'un entretien à Reuters, Ben Verwaayen a défendu l'accord de financement tout juste conclu avec les banques Goldman Sachs et Crédit suisse en soulignant qu'il levait une partie des incertitudes sur le groupe.

Alcatel-Lucent a été contraint de gager certains actifs, dont son portefeuille de 29.000 brevets, pour décrocher ce crédit, suscitant des inquiétudes au sein du gouvernement français et des syndicats.

"Il y a des moments où votre bilan est considéré comme le reflet de l'avenir de la société : aura-t-elle les moyens de rembourser sa dette ?", a expliqué Ben Verwaayen.

"Si cela devient un sujet de conversation, alors il faut agir tout de suite. Il fallait quelque chose de pratique, de faisable et de rapide. C'est ce que nous avons fait".

Le prêt bancaire offre une bouffée d'oxygène à l'équipementier, gros consommateur de trésorerie, qui doit faire face à 2,2 milliards d'euros d'échéances de dettes d'ici 2015.

Il lui permettra en particulier de gagner du temps pour appliquer son nouveau plan d'économies prévoyant 1,25 milliard de réductions de coûts d'ici fin 2013 via plus de 5.000 suppressions d'emplois.

Le montage particulier retenu pour l'opération - gagée sur des actifs du groupe - suscite toutefois des inquiétudes au sein de l'exécutif français.   Suite...

 
Ben Verwaayen, le directeur général Alcatel-Lucent, estime que l'équipementier télécoms franco-américain est mieux armé pour faire face à une année 2013 qui s'annonce à nouveau difficile après l'obtention d'un prêt de 1,6 milliard d'euros et le lancement d'un vaste plan de réductions de coûts. Le groupe a été contraint de gager certains actifs, dont son portefeuille de 29.000 brevets, pour décrocher ce crédit. /Photo prise le 26 juillet 2012/REUTERS/Charles Platiau