STM réduit sa perte après la confirmation de l'objectif de marge

mardi 18 décembre 2012 15h19
 

PARIS (Reuters) - STMicroelectronics a confirmé mardi chercher à atteindre rapidement son objectif d'une marge opérationnelle d'au moins 10% - suite à la confusion née d'un article de l'agence Bloomberg laissant entendre que cette prévision était pour 2017 - ce qui a réduit la perte de l'action en Bourse.

Vers 14h52, le titre perdait encore 1,15% à 5,234 euros quand au même moment l'indice CAC 40 était pratiquement inchangé (+0,02%).

"Le titre a repris des couleurs avec la confirmation de STMicro sur son objectif de marge en réponse à l'article de Bloomberg", observe un vendeur actions en poste à Paris.

En matinée, suite à l'article de l'agence de presse américaine, la valeur, considérée comme très volatile avec un coefficient bêta de 1,51, a perdu jusqu'à 2,1%, à 5,184 euros, avant de remonter à 5,349 euros.

"La société se concentre sur la réalisation rapide d'une marge opérationnelle de 10%, tout en visant un niveau de rentabilité significativement plus important en 2017", a indiqué dans un communiqué le groupe.

Selon l'agence Bloomberg, citant les propos tenus par Carlo Bozotti, le président de STMicroelectronics, lors d'une conférence de presse, le fabricant de semi-conducteurs aurait besoin d'accroître son chiffre d'affaires trimestriel de 25% pour atteindre un objectif de marge opérationnelle de 10%.

Le groupe devra dégager un chiffre d'affaires compris entre 2,25 et 2,5 milliards de dollars (1,7 à 1,9 milliard d'euros) chaque trimestre pour atteindre son objectif, écrit l'agence précisant que la société vise des ventes annuelles supérieures à 10 milliards de dollars en 2017.

Lors de l'annonce de son nouveau plan stratégique la semaine dernière, STMicroelectronics avait dit viser "rapidement" une marge d'exploitation de 10%.

Le groupe reste toutefois sous pression alors que Standard & Poor's a abaissé sa note sur STMicroelectronics de "BBB+" à "BBB", lui assignant en outre une perspective négative.

L'agence de notation s'attend à ce que le groupe annonce en 2012 et 2013 des chiffres d'affaires, des marges d'exploitation et des cash flows inférieures à ce qu'elle prévoyait jusque-là.

Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot