Clearwire accepte l'offre améliorée de Sprint

lundi 17 décembre 2012 16h36
 

NEW YORK (Reuters) - Clearwire a annoncé lundi accepter de céder à son actionnaire majoritaire Sprint Nextel une participation d'environ 50% qui permettra à ce dernier de contrôler la société en totalité et de mettre la main sur son important stock de fréquences sans fil indispensable à son développement.

Sprint n'a majoré son offre que de sept cents, à 2,97 dollars par action contre 2,90 dollars précédemment, alors que certains des actionnaires minoritaires de Clearwire tablaient sur une augmentation bien plus substantielle. L'action Clearwire dégringole du coup de 11,5% à 2,98 dollars dans les premiers échanges à Wall Street, alors que Sprint progresse de 0,9% à 5,6 dollars.

Sprint lui-même est en cours d'acquisition par le japonais Softbank, qui avait fait savoir qu'il ne consentirait pas à un prix de plus de 2,97 dollars.

Le troisième opérateur mobile américain détenait déjà plus de la moitié du capital de Clearwire dont il est par ailleurs le premier client, ce qui le plaçait en position de force pour imposer son prix. Il a précisé mercredi que trois actionnaires minoritaires - Comcast, Intel et Bright House Networks -, détenant au total 13% de Clearwire, avaient accepté sa nouvelle offre.

Mais il reste à convaincre d'autres minoritaires, qui espéraient recevoir jusqu'à cinq dollars par titre.

Clearwire avait un besoin urgent de fonds pour se maintenir à flot et moderniser son réseau. En mettant la main sur ses fréquences, Sprint sera mieux armé face à la concurrence de ses principaux rivaux, Verizon Wireless et AT&T.

Sinead Carew à New York et Sayantani Ghosh à Bangalore, Véronique Tison pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

 
Clearwire a annoncé lundi accepter de céder à son actionnaire majoritaire Sprint Nextel une participation d'environ 50% qui permettra à ce dernier de contrôler la société en totalité et de mettre la main sur son important stock de fréquences sans fil indispensable à son développement. /Photo prise le 15 octobre 2012/REUTERS/Keith Bedford