SFR engage un plan de départs visant un millier d'emplois

mercredi 28 novembre 2012 17h33
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - L'opérateur SFR, filiale de Vivendi, a annoncé mercredi un plan de départs volontaires portant sur plus d'un millier d'emplois afin de réduire ses coûts face à la concurrence accrue sur le marché français des télécoms.

Le projet, présenté en comité d'entreprise, prévoit la mise en place d'un plan de départs volontaires portant sur 1.123 emplois qui devrait être en partie compensé par 267 créations de postes, soit la suppression de 856 postes au final.

Il est dénoncé par les organisations syndicales, qui jugent ces réductions d'effectifs injustifiées au regard de la situation économique de l'opérateur et craignent qu'elles ne soient qu'une première étape avant une cession à un repreneur.

"On est en train d'annoncer 1.123 départs dans une entreprise qui va bien financièrement", a déclaré Vanessa Jereb, déléguée syndicale centrale à l'Unsa, à l'issue de la présentation par la direction de son projet de réorganisation.

"Vivendi fait savoir qu'il veut se séparer de son pôle télécoms. Est-ce qu'il ne s'agit pas de rendre la mariée plus belle ?", s'est-elle interrogée, en disant redouter un deuxième plan de départs dans quelques mois.

Le groupe de télécoms et de divertissement a engagé depuis plusieurs mois une revue de son périmètre, qui réunit des activités de télécoms et de médias sans fortes synergies entre elles, qui pourrait le conduire à des cessions d'actifs.

Plusieurs sources ont dit à Reuters que le conglomérat avait notamment engagé des discussions en vue de trouver un repreneur pour ses filiales télécoms GVT et Maroc Telecom.

Les spéculations se sont également multipliées sur l'avenir de SFR, des médias ayant évoqué un possible rapprochement avec le câblo-opérateur Numericable ou le concurrent Iliad.   Suite...

 
<p>L'op&eacute;rateur SFR a annonc&eacute; mercredi un plan de d&eacute;parts volontaires portant sur plus d'un millier d'emplois afin de r&eacute;duire ses co&ucirc;ts face &agrave; la concurrence accrue sur le march&eacute; fran&ccedil;ais des t&eacute;l&eacute;coms. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>