Naguib Sawiris envisage de racheter SFR

jeudi 15 novembre 2012 09h02
 

PARIS (Reuters) - Naguib Sawiris envisage de racheter SFR, la filiale de téléphonie mobile de Vivendi, dans le cadre d'une transaction qui pourrait être valorisée entre 13 et 14 milliards d'euros, a expliqué l'homme d'affaires égyptien au Financial Times dans un entretien publié jeudi.

Naguib Sawiris a toutefois précisé que la taille d'une telle opération était trop importante pour qu'il puisse la financer seul.

"Nous regardons SFR à travers une de nos filiales (...) Le problème est que le montant est très élevé. (Vivendi) possède d'importants actifs, donc cela requiert un grand groupe", a-t-il déclaré au quotidien financier.

Une personne proche de Vivendi citée par le FT explique toutefois que le scénario le plus probable pour SFR serait la création d'une coentreprise ou une transaction en France alors que Vivendi discute d'une possible fusion avec le câblo-opérateur Numéricable.

Vivendi n'a pas souhaité faire de commentaire sur un rachat de SFR par le milliardaire égyptien.

Lors du salon TMT de Morgan Stanley à Barcelone, Philippe Capron, directeur financier de Vivendi, a indiqué que des actions sur la revue stratégique du groupe étaient à attendre dans les trimestres à venir.

Citant des analystes de Jefferies, le FT précise qu'un rachat de SFR pourrait se faire sur la base d'une valorisation de 13,7 milliards d'euros, soit 4,5 fois l'Ebitda attendu pour 2013.

"RIDICULE"

"Un tel prix est ridicule", a déclaré à Reuters une source proche de Vivendi.   Suite...

 
<p>Naguib Sawiris envisage de racheter SFR, la filiale de t&eacute;l&eacute;phonie mobile de Vivendi, dans le cade d'une transaction qui pourrait &ecirc;tre valoris&eacute;e entre 13 et 14 milliards d'euros, a expliqu&eacute; l'homme d'affaires &eacute;gyptien au Financial Times dans un entretien publi&eacute; jeudi. Il pr&eacute;cise toutefois que la taille d'une telle op&eacute;ration est trop importante pour qu'il puisse la financer seul. /Photo prise le 15 octobre 2012/REUTERS/Eric Gaillard</p>