Vodafone rattrapé par la crise en Europe du Sud

mardi 13 novembre 2012 12h17
 

par Kate Holton

LONDRES (Reuters) - Rattrapé par la baisse de la consommation en Europe du Sud, Vodafone a annoncé mardi une charge de dépréciation de ses activités en Espagne et en Italie de 5,9 milliards de livres (7,4 milliards d'euros) et a revu en baisse ses prévisions annuelles de cash flow.

Le chiffre d'affaires organique des services, mesure clé des performances de l'opérateur de téléphonie mobile, a baissé de 1,4% sur les trois mois à fin septembre, deux fois plus que ce que prévoyaient les analystes.

La baisse atteint 11,3% en Europe du Sud, où la récession frappe de plein fouet les communications. Selon une statistique publiée la semaine dernière, les opérateurs mobiles ont perdu 242.000 clients en Espagne en octobre, le huitième mois consécutif de contraction du marché.

Du fait des conditions de marché et de l'évolution des taux de change, Vodafone dit attendre une génération de trésorerie disponible sur l'ensemble de l'exercice dans la bas de sa fourchette de prévisions de 5,3 à 5,8 milliards de livres.

Le bénéfice d'exploitation ajusté du groupe britannique a progressé de 2,2% sur les six premiers mois de l'exercice, à 6,2 milliards de livres, dépassant le consensus qui était de 5,9 milliards. De solides performances aux Etats-Unis, comptant pour plus de la moitié du total, ont compensé le recul en Europe du Sud qui a représenté environ 18% du résultat d'exploitation.

"En dehors des Etats-Unis, ces résultats sont assez médiocres", commente Will Draper, analyste chez Espirito Santo.

A la Bourse de Londres, le titre Vodafone chutait de 4,5% vers 11h00 GMT, à 159,23 pence, accusant la plus forte baisse de l'indice FTSE 100.

RACHAT D'ACTIONS   Suite...

 
<p>Le groupe britannique Vodafone, premier op&eacute;rateur mobile mondial en termes de chiffre d'affaires, a annonc&eacute; mardi une charge de d&eacute;pr&eacute;ciation de ses activit&eacute;s en Espagne et en Italie de 5,9 milliards de livres (7,4 milliards d'euros) tout en revoyant en l&eacute;g&egrave;re baisse ses pr&eacute;visions annuelles en termes de g&eacute;n&eacute;ration de tr&eacute;sorerie. /Photo d'archives/REUTERS/David W Cerny</p>