Starbucks, Amazon et Google sous le feu des députés britanniques

lundi 12 novembre 2012 23h31
 

par Tom Bergin

LONDRES (Reuters) - Les multinationales américaines Starbucks, Google et Amazon ont été soumises lundi au feu roulant des questions des députés britanniques, qui leur reprochent de soustraire à l'impôt la majeure partie des bénéfices qu'ils engrangent au Royaume-Uni.

La commission des Comptes publics du parlement avait invité les trois sociétés à venir s'expliquer devant elle alors que se multiplient les interrogations et les investigations sur les pratiques d'"optimisation fiscale" de nombreuses entreprises.

La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont annoncé la semaine dernière vouloir porter le dossier au niveau du G20 pour faire en sort que les multinationales paient leur "juste part" d'impôts.

Au cours de l'audition de lundi, Amazon a admis que le fisc français lui réclamait 252 millions de dollars (198 millions d'euros) d'arriérés d'impôts, d'intérêts et de pénalités liés à la déclaration à l'étranger de chiffre d'affaires réalisé en France.

De son côté, le directeur financier de Starbucks, Troy Alstead, a dû expliquer comment son employeur était parvenu à déclarer des pertes au fisc britannique pendant 13 ans sans interruption.

"Soit vous gérez mal l'entreprise, soit il y a un truc", a estimé le député Austin Mitchell.

Une enquête de Reuters avait révélé le mois dernier que Starbucks n'avait payé aucun impôt sur les sociétés au Royaume-Uni depuis trois ans et seulement 8,6 millions de livres depuis 1998, alors qu'il y avait réalisé 3,1 milliards de chiffre d'affaires.

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<p>Le directeur financier de Starbucks, Troy Alstead, devant la commission des Comptes publics du parlement britannique. La multinationale am&eacute;ricaine ainsi que ses homologues Google et Amazon ont &eacute;t&eacute; soumises lundi au feu roulant des questions des d&eacute;put&eacute;s britanniques, qui leur reprochent de soustraire &agrave; l'imp&ocirc;t la majeure partie des b&eacute;n&eacute;fices qu'ils engrangent au Royaume-Uni. /Phot oprise le 12 novembre 2012/REUTERS/Parlement</p>